Le transporteur II

Lundi 13 février 2006
Le Transporteur II est la suite du "Transporteur", sorti en 2002. Toujours produit et scénarisé par Luc Besson pour sa société EuropaCorp, il bénéficie cette fois d'un radical changement au niveau du casting et de l'équipe technique puisque, délocalisation aux Etats-Unis oblige, les Français sont majoritairement remplacés par des Américains. En revanche, la réalisation est toujours assurée par Louis Leterrier, secondé pour les scènes d'action par Corey Yuen. Et le Français François Berléand reprend du service dans le rôle de l'inspecteur Tarconi.

Le transporteur 2Résumé : Pour un homme de la trempe de Frank, conduire un jeune garçon à l'école pendant quelques jours est une mission plus que facile. Sauf que le petit est le fils d'un haut responsable de la lutte anti-drogue. Alors qu'il doit emmener le gamin chez le médecin, ce dernier se fait kidnapper par un groupe de trafiquants. Malgré son entraînement, Frank ne peut rien faire. Heureusement, contre une forte rançon, les kidnappeurs relâchent l'enfant. Mais Frank s'aperçoit vite qu'ils lui ont inoculé un virus mortel, de façon à contaminer son père et tous ceux qui entravent le commerce de la drogue. Une course contre la montre s'engage alors pour sauver ce qui peut encore l'être…


Inégal et manichéen, le très maigre scénario de Luc Besson fait fi de toute crédibilité. Bien sûr, tout ça ne se veut que pur divertissement. Du cinéma de genre. Impossible de prendre cette grosse production française tournée à Miami au sérieux, chacune de ses séquences offrant des délires spectaculaires d'une invraisemblance qui serait rédhibitoire dans une production lambda, mais dont on s'accommode ici parfaitement, Besson positionnant ouvertement ce mini blockbuster dans la catégorie du film de super héros. Son transporteur, au look au demeurant anecdotique, devient un homme extraordinaire à la Batman ou Spider-man, un être invincible, mais sans le costume qui va avec. Agrémentée de seconds rôles aussi fun qu'improbables, cette suite s'avère plus divertissante que l'originale. Louis Leterrier soigne le rythme et filme l'action avec tonus. A voir au énième degré de la dérision, avec des yeux amusés et un cerveau au vestiaire.

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