Murena – 03 – La meilleure des mères

Samedi 15 avril 2006
Le pouvoir, l'ambition, le crime, la jalousie… L'histoire de Rome est comme un concentré des passions humaines les plus noires. Surtout quand des personnages aussi peu recommandables qu'Agrippine ou Néron font leur entrée en scène.

Murena - 03 - La meilleure des mèresRésumé : Tout commence dans la mort, l'eau et le feu. Le jeune Britannicus, fils de Claude et de Messaline, vient de vivre ses dernières heures lors d'un banquet donné en l'honneur de Néron, son demi-frère. Les soldats essaient désespérément d'allumer le bûcher de sa dépouille mortelle, tandis qu'une pluie battante voue leurs efforts à l'échec. Dans les cercles officiels, le décès de Britannicus fait jaser. On parle d'un empoisonnement. D'un mystérieux testament qui lui aurait permis de s'emparer du trône de Néron, lequel tient seul, désormais, les rênes de la ville. Mais dans son ombre, une femme rôde. Et quelle femme : Agrippine, sa mère. Dévorée par l'ambition, obsédée par le pouvoir. Alors commence une partie d'échecs sanglante et sans merci, où les crimes, les trahisons et les manigances tâchent d'un sang noir la vie politique de l'Empire…

Lorsque Néron fait le mal, il le fait parce qu'il est lui-même malheureux, qu'il se sent ou se croit méprisé. Alors il se venge, et, plus encore, éprouve le besoin de s'affirmer… Et c'est pour cela qu'il se déguise et commet toutes ces vilenies dans la ville… Il aspire à être aimé, ou craint, pour lui-même. Il veut exister, sous les vêtements du prince. Et ne pas simplement incarner une idée, un fantôme, celui de l'imperator. (Lettre de JULIA AGRIPPINA à L. ANNÆUS SENECA)


La série Murena dépeint avec un réalisme cru et sans romantisme les mœurs de la Rome du premier siècle de notre ère. Le trait réaliste de Delaby cadre parfaitement avec le scénario de Dufaux, sans complaisance pour une période de l'Histoire où les Jeux du cirque et du pouvoir faisaient bien peu de cas de la vie humaine. (Gilbert Jacques)

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