Murena – 04 – Ceux qui vont mourir

Lundi 17 avril 2006
Ce quatrième volet marque l'achèvement du premier cycle de Murena, baptisé Le Cycle de la mère. Le second est d'ores et déjà programmé : il s'appellera Le Cycle de l'épouse.

Murena - 04 - Ceux qui vont mourirRésumé : Rome, an 58. L'ombre des crucifiés s'étend sur l'empire tandis que tout Rome bruisse de rumeurs. Néron, le nouvel empereur aurait fait empoisonner son demi-frère, Britannicus. Agrippine, pour rentrer en faveur auprès de son fils serait prête à lui ouvrir sa couche. Néron n'aurait de pensées que pour Acté, la belle prostituée qu'il a arrachée à Pallas l'affranchi. Au palais justement, Néron charge Acté d'annoncer à Murena qu'il est pardonné et que rien ne s'oppose à son retour à Rome. Murena ne demande que ça, mais exige de son souverain la tête de Draxus, l'assassin de sa mère. Draxus qui a commis ce meurtre à la demande d'Agrippine…
Néron imagine alors un plan machiavélique qui doit aboutir à la mort d'Agrippine. Il propose à sa mère de faire combattre Draxus contre un gladiateur choisi par Murena. Si Draxus gagne, la garde prétorienne qui veille jour et nuit sur la mère de l'empereur sera doublée. Si Draxus perd, la garde prétorienne sera supprimée. "La meilleure des mères" sent un piège implacable se refermer sur elle.


En quatrième de couverture, les auteurs citent Sénèque : "La vie n'est qu'une pièce de théâtre. Ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée". Dans Murena, la vie prend plus volontiers les couleurs de la tragédie – antique, comme il se doit. Les jeux et les enjeux de pouvoir font peu de cas des trajectoires individuelles. Ici, le lecteur est bien loin des aventures d'Alix : la cruauté, la perversité, les ambitions dévorantes et la violence constituent le quotidien des protagonistes.
Fidèle aux récits des plus grands historiens (seul le personnage de Murena est fictif), cette saga, qui fait revivre l'évolution – moins manichéenne qu'on le croit souvent – du règne de Néron, accumule les lauriers.
Michael Green, professeur d'histoire au King's College d'Oxford et "conseiller historique" sur le film Gladiator dit que la série représente "la meilleure fresque historique" qu'il ait lue. Beau compliment. Une fresque historique qui, selon lui, n'est peut-être pas si éloignée de nous : à l'en croire, elle met en scène une "humanité affolée si semblable à la nôtre".
"Une leçon d'histoire à la mesure de la folie humaine." (Le Monde)

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