Second in command (Ultime menace)

Vendredi 4 août 2006
Plus d'un an après la sortie, en janvier 2005, de la surprenante "Empreinte de la mort", Jean-Claude Van Damme revient, en passant cette fois directement par la case DVD.

Second in CommandRésumé : Sam Keenan est un officier rattaché à l'ambassade américaine d'un petit pays de l'Europe de l'Est. Lors d'une tentative de coup d'état, le président se réfugie à l'ambassade mais l'ambassadeur américain est tué au cours de ces évènements. Sam Keenan prend donc le contrôle des opérations et entend bien rétablir l'ordre et la paix…


Le film de Simon Fellows est bien loin de la purge annoncé, et parvient, malgré ses innombrables défauts, à s'articuler autour d'une histoire crédible et d'un projet de réalisation à peu près cohérent. La mise en scène télévisuelle – basée essentiellement sur une caméra à l'épaule (pas toujours bien gérée) et des zooms violents – utilisent les archétypes des dernières séries en vogue. Quant à Jean-Claude Van Damme, il semble avoir pris une réelle maturité dans son approche des rôles proposés, affichant une décontraction et un détachement qui lui permettent de conférer à son personnage la crédibilité nécessaire. D'une violence réjouissante (il tue un méchant d'un coup de couteau dans la carotide, et un autre en lui broyant les yeux de ses mains), d'un pro-américanisme tout ironique, ce Sam Keenan dirige le film comme l'intrigue avec la rigueur et la froideur d'un anti-héros des années 70. On déplorera d'autant plus la lamentable scène d'exposition qui ouvre le film, présentant en voix off, sous forme de discussion entre journalistes, le personnage ainsi que la situation politique, et faisant du premier une sorte de super héros qui apparaît en contre jour dans les premiers plans. Un poil ridicule, surtout pour un film qui par la suite tente, ne serait-ce que par le filmage, le réalisme. Quoiqu'il en soit, Ultime menace trouve rapidement sa vitesse de croisière, se transformant en film de siège plutôt réussi, malgré une gestion exécrable de l'espace et du temps, et un budget riquiqui flagrant (les deux décors sont utilisés jusqu'à épuisement). Et si la plupart des personnages demeurent inexistants (et le méchant manque cruellement de charisme), ce manque permet finalement de renforcer le caractère de Sam, le seul à bénéficier d'un passé et d'une profondeur devant la caméra de Fellows.

Laisser un commentaire