36 Quai des Orfèvres

Mardi 8 août 2006
Deuxième long métrage d‘Olivier Marchal après GANGSTERS (2002), ce film s'inspire de deux faits divers qui, dans les années 80, mirent en cause la police. D'une part, une prise d'otages au cours de l'attaque d'une banque, s'achevant par la mort d'un policier et d'un voyou et d'autre part, l'implication de plusieurs policiers dans la précédente affaire. Le réalisateur, ancien policier lui-même, avait pour ambition de « faire un HEAT à la française ».

36 quai des orfèvresRésumé : Paris. Depuis plusieurs mois, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence. Le directeur de la PJ, Robert Mancini a été parfaitement clair avec ses deux lieutenants les plus directs, Léo Vrinks, patron de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention), et Denis Klein, patron de la BRB (Brigade de répression du banditisme) : celui qui fera tomber ce gang le remplacera à son poste de grand "patron" du 36, quai des Orfèvres. La lutte est ouverte entre ces deux grands flics, autrefois amis, qu'aujourd'hui tout sépare : leurs vies, leurs méthodes, leurs équipes…


Lumière crépusculaire, avec des brillances sur les sols pour mieux réfléchir la noirceur des visages, seconds rôles habités et Depardieu et Auteuil comme on ne les avait plus vus depuis des lustres. Un film, poignant de bout en bout, qui étonne par sa justesse et la crédibilité immédiate de l'univers qu'il dépeint. Sur fond de guerre des polices, Olivier Marchal livre un polar efficace et captivant. Porté par un classicisme d'une rare élégance, une sobriété exemplaire, un jeu d'acteurs remarquable de justesse, ce film tendu, aux rebondissements inattendus, dessine de formidables portraits de flic emmurés dans la solitude d'une vie à côté de laquelle ils sont passés. A voir !

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