Murena – 05 – La déesse noire

Lundi 18 décembre 2006
Avec ce cinquième tome débute le second cycle (prévu en 4 albums) de la saga antique "Murena", qui retrace le règne de Néron. Après le cycle de la mère (Agrippine) débute celui de l'épouse (Poppée)…

Murena - 05 - La déesse noireRésumé : Printemps 62. L'ambitieuse Poppée a pris la place de la belle Acté dans le cœur de Néron. Celui-ci se prépare à gagner la grande course de chars qui se disputera à Rome au Circus Maximus. La compétition se déroule, haletante, dangereuse. Contre toute attente, la victoire ne revient pas à l'empereur, mais à un mystérieux champion qui se révèle être une femme… (Source : DARGAUD)

Les vices harcèlent, encerclent de toutes parts. Ils ne permettent ni de se relever, ni de lever les yeux pour distinguer la vérité, mais ils pèsent de tout leur poids sur les hommes immergés, empalés dans la passion, sans jamais les laisser revenir à eux… S'abandonner à son ventre et à la débauche, c'est un infâme pourrissement. Sénèque (La brièveté de la vie)


Nous retrouvons l'atmosphère de la Rome antique avec ses complots, ses fastes et son goût immodéré pour les jeux. Extrêmement bien documenté, Jean Dufaux s'attache à décrire le règne de Néron, la lente montée de sa folie, et les flatteries de sa cour, le tout dominé par la figure de Poppée qui a remplacé Agrippine. Après la lutte pour la pourpre impériale, place aux méandres abyssaux de l'âme humaine.
Le dessin est toujours aussi somptueux et détaillé. Le soin apporté aux vêtements, bijoux et monuments réjouit l'œil tout en faisant revivre l'espace d'une lecture la Rome antique. La course de chars est très réaliste et réussie visuellement. Après avoir été témoins des actions manipulatrices et dévastatrices d'Agrippine (premier cycle de la série), le lecteur assiste maintenant à l'ascension de Poppée qui tisse sa toile pour devenir impératrice aux côtés de Néron.
L'intrigue est toujours aussi prenante et riche. Le début de ce second cycle est plein de promesses. A lire impérativement !

"Une leçon d'histoire à la mesure de la folie humaine." (Le Monde)

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