Les Fils de l’homme

Dimanche 25 mars 2007
Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuaron est l'adaptation du roman homonyme de P.D. James publié en 1993.

Les Fils de l'hommeRésumé : L'Homme, en 2027, a épuisé toutes les ressources de la planète. La dernière naissance remonte à près de vingt ans, et le désespoir a engendré à travers le monde un climat de violence, d'anarchisme et de nihilisme exacerbé.
La Grande-Bretagne est le seul pays à avoir évité cette descente aux enfers, en se dotant d'un régime totalitaire. Devenue l'ultime espoir d'une humanité déboussolée, elle attire à elle des milliers de réfugiés, capturés dès leur arrivée, parqués dans de vastes camps de regroupement et impitoyablement rejetés à la mer.
Pour Theo (Clive Owen), rien de cela ne compte vraiment, car le militant qu'il fut s'est converti en bureaucrate et paraît résigné à vivre au jour le jour, sans plus se soucier d'un avenir définitivement bouché. Son seul plaisir est désormais de rendre visite à son vieil ami Jasper (Michael Caine), et d'évoquer avec lui leurs glorieux combats…
C'est alors que Theo est enlevé sur l'ordre de son ancienne compagne, Julian (Julianne Moore), chef d'une cellule clandestine qui se bat pour les droits des réfugiés. Julian demande à Theo d'obtenir des papiers pour une jeune femme de l'organisation, Kee, et de veiller à ce qu'elle quitte le territoire en sécurité avec un petit groupe de camarades. Theo accepte, en souvenir de leur amour… et pour une coquette somme.
Au cours de ce périlleux voyage en direction des côtes, Theo découvre la vraie raison de cette mission : Kee n'a rien d'une réfugiée ordinaire. Enceinte de huit mois, elle incarne le dernier espoir du genre humain, le miracle que chacun guettait depuis vingt ans.
Et, dans chaque camp, des hommes sont prêts à tout pour s'emparer d'elle et s'approprier son futur rejeton… (Source : UIP France)



Les Fils de l'homme plonge le spectateur dans un monde apocalyptique où l'Homme, qui n'arrive plus à se reproduire, n'a plus d'avenir. Mais Alfonso Cuaron n'a visiblement pas grand chose à faire d'une problématique qu'il installe en un coup de baguette magique, sans jamais la développer ensuite en profondeur.

Certes la mise en scène est remarquable et certaines images sont troublantes, tant elles sont proches de notre actualité. Le cinéaste mexicain nous gratifie de plans séquences hallucinants, très réalistes, proche du reportage de guerre, qui tiennent le spectateur en haleine et le maintiennent constamment sous pression.

Mais la réflexion sur les grands problèmes de nos sociétés actuelles (la montée du terrorisme, les pandémies, l'immigration…) et les conséquences qui pourraient en découler à moyen terme n'est qu'effleurée. Le film embraye trop rapidement sur une banale histoire de course-poursuite. Dommage !

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