Les éternels – 01 – Uma

Samedi 12 mai 2007
Uma a été imaginée par Yann (Les Innommables, Pin-up…) pour Meynet (Double M, Tatania K…). Le dessinateur voulait une belle histoire policière avec de superbes nanas.

Les éternels - 01 - UmaRésumé : Gaz et valium. En général le mélange ne pardonne pas. Sauf si on a un ami qui passe opportunément alors que vous avez déjà un pied et demi dans la barque de Charon. Si l’ami est (bon) flic, donc habitué à réagir au quart de tour, vous avez une (bonne) chance de vous en sortir.
La belle Uma émerge donc indemne de sa cinquième tentative de suicide et reprend son boulot tout en concoctant la sixième. Boulot qui consiste ce jour-là à s’occuper du cas C281. Un crâne. Uma est Technicienne d’Identification Criminelle. Un métier emballant qui permet, à l’aide d’un logiciel ad hoc, de remodeler des visages à partir de pas grand-chose. Uma est une excellente TIC. Le visage de C281 se dessine peu à peu sur son écran. Un visage qu’elle connaît bien.Un visage qui ressemble au sien comme deux gouttes d’eau.

C’est le visage de sa soeur, Mira, disparue de chez leurs parents adoptifs lorsqu’elle avait quinze ans. Mehdi, le flic kabyle, après enquête, la rassure. La victime travaillait dans le milieu diamantaire et n’avait donc rien d’une pauvre gosse de la DASS ! Uma, du coup, vire blême. Leurs parents adoptifs étaient diamantaires… Et elle n’a encore rien vu !
Elle ne sait pas encore que sa sœur faisait partie des Eternels, ces agents secrets sans pitié du monde des diamants.

Elle ne sait pas encore que les employeurs de Mira vont l’obliger, elle, la fonctionnaire dépressive qui a peur de son ombre, à prendre la place de sa soeur, James Bond féminin survitaminée. Et qu’elle va y prendre goût… (Source : Dargaud)


Yann propose un scénario sur un sujet original et fort bien documenté. Mais, les personnages ne sont pas très attachants et leur caractère peu travaillé.

Le dessin est simple, plein de rondeurs. Les personnages féminins sont carrossées comme des déesses, sculpturales au possible.

La lecture est délectable grâce au flic kabyle homosexuel Mehdi au parler haut en couleur et le choix d’une héroïne présentée d’emblée comme ultra dépressive.

Au final, on obtient un cocktail assez explosif. Une bonne dose de réalisme, une pincée d’érotisme discret et une succession corsée de scènes d’action font de notre Uma-Mira au look très “Matrix” une agréable nouvelle venue dans les troupes BD des agents de charme et de choc. A confirmer…

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