Creep

Vendredi 11 mai 2007
C'est dans le métro londonien que le réalisateur Christopher Smith a eu l'idée de réaliser Creep. Il explique : "La rame s'était arrêtée au beau milieu d'un tunnel. L'attente se prolongea durant de longues, longues minutes, et j'ai pensé aux affres d'une personne qui se retrouverait seule, prisonnière de ce labyrinthe, impuissante et livrée aux fantasmes d'un être maléfique."

CreepRésumé : Londres, par une froide et triste nuit d'hiver…
A minuit, au sortir d'une soirée chic copieusement arrosée, Kate guette vainement un taxi avant de se résoudre à prendre le dernier métro. Sous l'effet de l'alcool, la jeune femme ne tarde pas à s'assoupir.
A son réveil, la rame est déserte… Affolée, Kate se dirige vers la sortie, mais les grilles sont déjà fermées. Un train s'arrête alors, elle y monte, quelque peu inquiète d'en être la seule occupante.
Au beau milieu du tunnel, le convoi s'arrête brutalement, toutes les lumières s'éteignent… Et le cauchemar commence…



Le scénario est aussi mince qu'une lame. Mais l'intérêt principal de ce film d'horreur réside dans l'espace labyrinthique où se situe l'action. La mise en scène est nerveuse et distille une ambiance de cloaque claustrophobique.

Franka Potente est délicieuse en petite chef de pub détestable, qui lutte à mort.

Ce film brutal, gore et malsain nous renvoie à une époque d'avant la froideur des effets spéciaux numériques. Il renoue avec le cinéma d'horreur violent et direct des années soixante-dix. Il impressionne plus encore par ce qu'il suggère.

De plus, cette série B se termine par un plan d'une subtilité formidable, alors qu'il est si dur d'achever un film d'horreur.

Au final, un film efficace, sans prétentions et par moments bien flippant. De l'excellente série B.

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