Planète terreur

Lundi 20 août 2007 – Gaumont Aquaboulevard
Afin de rendre hommage aux films de séries B qui les ont bercés, les réalisateurs Quentin Tarantino et Robert Rodriguez ont décidé, à l'origine, de tourner Grindhouse, un double-programme identique à ceux diffusés dans le cadre des systèmes d'exploitation Grindhouse (ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés, mêlant violence et érotisme, entrecoupés de bandes annonces).

Planète terreurMais le concept du double-programme avec fausses bandes annonces en guise d'entracte, parfaitement en phase avec le système d'exploitation Grindhouse, fut jugé inhabituel pour les pays européens par la production du film et ne passa pas les frontières américaines. Le film a été coupé en deux pour tous les pays non-anglophones et ils sortiraient ainsi en salle : Boulevard de la mort – un film Grind House (le 13 juin 2007 pour la France) puis, quelques mois plus tard, Planète terreur – un film Grindhouse (le 15 août 2007 pour la France).



Résumé :
Le cimetière d'une petite ville se retrouve envahi de citoyens au regard vide suspect, ravagés par la gangrène et agressifs. Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés. Accompagnée de son ami Wray, Cherry, armée d'une mitrailleuse en guise de jambe de bois, prend la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager. (Source : site officiel)



Le réalisateur Robert Rodriguez renoue ici avec la tradition des séries B pour un spectacle aussi drôle que répugnant. Planète Terreur est un concentré d'actions délirantes et d'idées loufoques qui se télescopent à une vitesse sidérante.

Des dialogues gracieux servent ce chamboule-tout qui accumule avec entrain explosions, cascades et autres poursuites motorisées, et permet à une distribution impeccable de s'épanouir. Les plus belles trouvailles visuelles du film, à la fois sexy, morbides et poétiques, résident dans ses héroïnes.

Au final, c'est drôle, inventif, bourré de clins d'oeil et jubilatoire. Un véritable hommage au cinéma populaire des années 70.

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