La tour sombre – 07 – La tour sombre (Stephen KING)

Lundi 3 septembre 2007
La Tour Sombre, suite directe du roman “Le chant de Susannah“, est le dernier tome de la série homonyme “La Tour Sombre”. Riche de nombreuses références à ses romans précédents, Stephen King clôt avec un souffle épique une quête complexe et foisonnante… l’accomplissement d’une vie, tout simplement.

La tour sombre - 07 - La tour sombreRésumé : Les retrouvailles du ka-tet de Dix-Neuf auront été de courte durée, car les pistoleros doivent à nouveau se séparer pour accomplir les deux tâches dont dépend le sort de la Tour Sombre : mettre fin à l’ignoble labeur des Briseurs détruisant les Rayons, et sauver l’écrivain Stephen King d’une mort programmée qui les condamnerait inéluctablement. Et ce n’est là qu’un prélude à l’affrontement avec Mordred – monstre hybride enfanté par Mia/Susannah -, le dernier héritier de la lignée d’Eld mais aussi du Roi Cramoisi… Lequel n’a pas dit son dernier mot. Pour Roland de Gilead, la Tour est à ce prix… un prix qu’il devra payer de tout son être, pour la survie de tous les mondes. (Source : J’ai Lu)

“La Tour Sombre est la Jupiter du système solaire de mon imaginaire.” Stephen King


Quelle terrible sensation que d’ouvrir un livre en sachant qu’une fois la dernière page tournée, tout sera fini ! On hésite, on temporise, mais finalement l’appel de la Tour est trop fort, alors on y va et on se laisse embarquer par le récit, toujours aussi fort et puissant. On contemple les paysages, on savoure ces derniers instants passés avec le ka-têt, on se laisse fasciner par le déroulement du dernier acte, et surtout… on se demande comment tout ça va finir !

Dès les premières pages, un sentiment de grande tristesse et de mélancolie nous envahit. On ressent très fortement et avec les personnages que leur quête est sur le point de s’achever, que le prix à payer rique d’être élevé et que l’épilogue aura très certainement un goût amer.

Le dernier tome de cette incroyable saga offre des surprises et des rebondissements et peu de temps morts. Dans cet ultime volume de la saga, Stephen King pousse la logique de ses mondes parallèles –desquels la Tour Sombre est le pivot-, jusqu’à s’introduire lui-même dans le récit, tissant ainsi des liens autobiographiques (son accident de 1999, essentiellement) qui enrichissent encore le récit d’un très fort “effet de réel”. Le livre n’en bascule pas pour autant dans une autofiction nombriliste, bien au contraire. De nombreuses références aux personnages des précédents tomes sont présentes. L’auteur insère aussi sous forme de clins d’oeil des allusions à ses autres romans et personnages.

La fin en déstabilisera plus d’un, c’est sûr, mais, comme le dit Sai King, elle est juste. Elle peut paraître frustrante mais elle est à mon sens merveilleuse de simplicité. Je la trouve parfaitement adaptée et dans l’esprit et la logique de l’univers de la Tour sombre. Elle couronne ce récit exceptionnel, mené de main de maître et donne tout son sens à cette oeuvre unique et captivante (qui s’étale sur plus de 4000 pages).

Ce tome se révèle le meilleur de la série et offre un final époustouflant qui tient toutes ses promesses. Une fin en apothéose !

   5/5

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