Intraçable

Dimanche 18 mai 2008
Depuis plusieurs années, l’univers de l’internet inspire de plus en plus les scénaristes, qui utilisent cet outil dans de nombreux thrillers, avec plus ou moins de succès d’ailleurs. L’un des précurseurs a été Traque sur Internet avec Sandra Bullock en 1995. Aujourd’hui, seul 5 % des cyber criminels sont poursuivis par la justice. Le site Internet présenté dans le film (killwithme.com) existe vraiment et propose un jeu de piste mettant en scène le criminel d’Intraçable.

IntraçableTitre original : Untraceable

Résumé : Portland. L’agent spécial Jennifer Marsh appartient à la section Cybercrime du FBI, chargée de traquer les “hackers”, fraudeurs et pédophiles qui utilisent Internet à des fins criminelles. Technicienne aguerrie, elle croyait avoir tout vu, avant qu’un prédateur d’un style inédit ne commence à diffuser sur la Toile les images des tortures infligées à ses victimes, et qu’il n’invite les spectateurs à participer à leur exécution : plus les connexions seront nombreuses, plus vite la victime mourra…
L’affaire ne tarde pas à mobiliser la police locale, mais le criminel reste insaisissable, et son site introuvable. La traque prend bientôt une tournure personnelle lorsque Jennifer et ses plus proches collaborateurs sont pris pour cible. Un jeu du chat et de la souris s’engage alors dans l’urgence, mais il est peut-être déjà trop tard… (Source : site officiel)



Ce thriller horrifique manque d’originalité et pêche parfois par facilité, avançant au gré de péripéties à la fois peu vraisemblables et attendues. Le scénario est classique, inconsistant et ne s’appesantit pas sur la psychologie des personnages.

Lorsqu’on voit les efforts déployés dans le film pour inventer des tortures raffinées, on se dit que le tout est un sommet d’hypocrisie. Intraçable n’offre pas un virulent pamphlet contre le voyeurisme cybernétique, ne questionne en rien la perversité de notre rapport à l’image. Le réalisateur tire simplement profit d’une violence spectaculaire qu’il entend dénoncer. Il se contente de flatter les plus bas instincts du spectateur.

Un banal polar de série Z.

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