Tous à Zanzibar (John BRUNNER)

Tous à Zanzibar

Tous à Zanzibar

Lundi 28 juillet 2008
Tous à Zanzibar de John Brunner a reçu le Prix Hugo du meilleur roman de science-fiction en 1969.

Titre original :  Stand on Zanzibar

Résumé : Le XXIe siècle comme si vous y étiez. Ses Villes où les gens dorment – légalement – dans les rues, où le terrorisme est un sport et les émeutes urbaines un spectacle. Surpeuplé, démentiel, tout proche.

Un monde où l’on s’interroge sur la conscience de Shalmeneser, l’oracle électronique, et où un sociologue brillant, Chad Mulligan, prêche dans le désert.

Avec ce livre-univers, John Brunner a battu sur leur propre terrain les meilleurs spécialistes de la futurologie.

Tous à Zanzibar a obtenu aux États-Unis le prix Hugo, en France le prix Apollo, et en Grande-Bretagne le prix de l’Association britannique de science-fiction. Un classique entre les classiques. (Source : Le Livre de Poche)


Ce livre-univers est un véritable pavé, plus de 700 pages, très touffu. Le style est résolument novateur. Énorme bric-à-brac, aux différents récits déjà bien mélangés s’ajoutent passages publicitaires, extraits d’émissions TV, extraits d’articles de sociologie…

Au début, l’intrigue est éparpillée et les personnages sont nombreux, difficiles à cerner, ne se démarquant pas au premier abord des personnages secondaires. De prime abord, ce roman paraît relativement déstructuré et sa lecture difficile. Mais les évènements se regroupent au fur et à mesure pour donner une unique histoire passionnante.

Ce roman futuriste est incroyable par sa richesse et sa complexité. Le nombre d’aspects traités est impressionnants : géopolitique, science, économie, social, surpopulation, bioéthique, eugénisme… Brunner nous fournit une vision du futur (de son époque, ce qui correspond à notre présent) à la fois pessimiste et très réaliste.

La société décrite n’est pas très éloignée de la nôtre : rôle grandissant des multinationales, consommation de plus en plus présente qui vire au gaspillage, disparité sociale qui entraîne la violence, transformation des actes terroristes en show, banalisation de la violence… Ce n’est pas une copie conforme de notre présent, mais ça en est très proche, ce qui démontre la qualité du travail de Brunner. Le tout est écrit avec un humour acide.

Une lecture incontournable pour tous les amoureux d’anticipation éclairée.

Note : 4/5

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