Reservoir Dogs

Mardi 5 janvier 2010
Reservoir Dogs est un film américain réalisé par Quentin Tarantino, sorti en 1992. Pour la réalisation de ce film noir, Quentin Tarantino s’est inspiré de ses grandes idoles : John Huston, Jean-Pierre Melville, Jean-Luc Godard ou encore Stanley Kubrick, dont il apprécie tout particulièrement L’Ultime razzia.

Reservoir DogsRésumé : Six malfrats qui ne se connaissent pas, sont rassemblés pour perpétrer le vol parfait.
Mais leur casse apparemment facile se transforme en un guet-apens sanglant, et ces tueurs sans pitié se rendent compte que l’un d’entre eux est une balance de la police.
Mais lequel ?

Diamants sur canapé

Dimanche 3 janvier 2010
Diamants sur canapé, film américain de Blake Edwards réalisé en 1961 avec Audrey Hepburn et George Peppard, est à l’origine un roman de Truman Capote publié en 1950. Ce film obtint en 1961 les Oscars de la Meilleure Musique de Film pour Henry Mancini et de la Meilleure Chanson pour Moon River.

Diamants sur canapéTitre original : Breakfast at Tiffany’s

Résumé : Holly Golightly (Audrey Hepburn) est une délicieuse call-girl très en vue à New York, déterminée à trouver un milliardaire convenable avec qui se marier. Son voisin est un jeune écrivain (George Peppard) entretenu par une riche décoratrice. D’une relation amicale va naîter une forte passion entre ces deux êtres si différents.

Old Boy

Mardi 10 mars 2009
Présenté en 2004 au Festival de Cannes, Old boy y a décroché le Grand Prix, la plus prestigieuse récompense après la Palme d’or. Old boy est une adaptation d’une bande dessinée japonaise (manga) en 8 volumes, datant de 1997, écrit par Tsuchiya Garon.

Old BoyRésumé : A la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour devant chez lui. Séquéstré pendant plusieurs années dans une cellule privée, son seul lien avec l’extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meutre de sa femme, meurtre dont il est le principal suspect. Au désespoir d’être séquestré sans raison apparente succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Il est relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être le responsable de ses malheurs, qui lui propose de découvrir qui l’a enlevé et pourquoi. Le cauchemar continue pour le héros.

Les infiltrés

Les infiltrés

Les infiltrés

Les Infiltrés est l’adaptation hollywoodienne du thriller hongkongais Infernal affairs de 2002 d’Andrew Lau, qui connut un immense succès en Asie. Dans l’oeuvre originale, l’action se déroule à Hong-Kong, Tony Leung Chiu Wai jouant un policier infiltré dans les triades, alors qu’Andy Lau interprète un truand devenu policier. Martin Scorsese a transposé l’action de ce thriller dans la mafia irlandaise de Boston, Leonardo DiCaprio reprenant le rôle de Tony Leung Chiu Wai et Matt Damon celui d’Andy Lau.

Titre original : The Departed

Résumé : Boston de nos jours : une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise.

Pour mettre fin au règne du tout-puissant parrain Frank Costello (Jack Nicholson), la police infiltre son gang avec “un bleu” issu des bas quartiers, Billy Costigan (Leonardo DiCaprio).

Tandis que Billy s’efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan (Matt Damon) entre dans la police au sein de l’Unité des Enquêtes Spéciales, chargée d’éliminer Costello. Mais Colin fonctionne en “sous-marin” et informe Costello des opérations qui se trament contre lui.

Risquant à tout moment d’être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité.

Traquenards et contre-offensives s’enchaînent jusqu’au jour où chaque camp réalise qu’il héberge une taupe. Une course contre la montre s’engage entre les deux hommes avec un seul objectif : découvrir l’identité de l’autre sous peine d’y laisser sa peau… (Source : site officiel)

 


La mise en scène est parfaite, les personnages bien construits. Ce passionnant jeu de masques et de miroirs repose à la fois sur un suspense à couper le souffle et une psychologie toute en finesse. L’interprétation des acteurs est impeccable, surtout Jack Nicholson

Mais ceci reste le remake d’un polar asiatique hongkongais qui se suffisait à lui-même.

Le Limier

Dimanche 24 août 2008
Le Limier, considéré par beaucoup comme LE chef-d’oeuvre du grand Joseph L. Mankiewicz, est le dernier film du cinéaste, qui s’éteignit en 1993 à l’âge de 87 ans. Le film est adapté de la pièce de théâtre Le Limier, écrite par Anthony Shaffer. Elle est restée à l’affiche pendant huit années en Grande-Bretagne, totalisant 2359 représentations.

Le LimierTitre original : Sleuth

Résumé : Sir Andrew Wyke, un riche auteur de romans policiers anglais, a invité Milo Tindle, un coiffeur londonien d’origine plus modeste, à lui rendre visite dans sa somptueuse résidence, aménagée et décorée avec un art consommé du trompe-l’oeil. Maniaque de l’énigme et de la mystification, cachant mal son mépris pour ce parvenu dont il connaît la liaison avec son épouse Marguerite, Andrew lui propose de simuler un cambriolage pour toucher l’argent de l’assurance. Milo, impressionné par Wyke, accepte…



Le Limier effectue un véritbale tour de force : parvenir à tenir en haleine le spectateur pendant plus de deux heures avec seulement deux acteurs.

Ce film met en place un huis clos machiavélique. Il ne repose que sur deux personnages, magnifiquement interprétés par deux monstres du cinéma britannique, Laurence Olivier et Michael Caine.

La confrontation est étonnante. Le déroulement du scénario est absolument parfait et ne se départit jamais d’une forte intensité. Le jeu dans le jeu, le face à face de deux mondes, retournements et faux-semblants alimentent constamment Le Limier pour former un ensemble particulièrement riche.

A voir absolument.

The Host

Mardi 10 juillet 2007
The Host, film fantastique coréen, a été présenté à Cannes en mai 2006 dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Le titre original du film, Gwoemul, signifie simplement monstre en coréen.

The HostRésumé : A Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens. Il y a son fils aîné, l’immature Gang-du, sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l’arc, et Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo, la fille unique de Gang-du.
Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu’à présent, surgit des profondeurs de la rivière. Quand la créature atteint les berges, elle se met à piétiner et attaquer la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage. Le snack démoli, Gang-du tente de s’enfuir avec sa fille, mais il la perd dans la foule paniquée. Quand il l’aperçoit enfin, Hyun-seo est en train de se faire enlever par le monstre qui disparaît, en emportant la fillette au fond de la rivière.
Sans pouvoir compter sur aucune aide, la famille Park décide alors de partir en croisade contre le monstre, pour retrouver Hyun-seo… (Source : site officiel)


Autant satire politique que mélo familial, plaidoyer écologiste ou comédie, The Host raconte une histoire de courage, de survie et d’acharnement.

Ce film oscille entre horreur et burlesque. Il mixe allègrement l’épouvante, la comédie, l’action, la science-fiction, le drame et la satire sociale. Mais, au final, ce film ne fait ni réellement peur, ni vraiment rire. Et les sujets évoqués ne sont pas suffisamment développés. Bof !

Une mention spéciale aux effets spéciaux saisissants : la créature est particulièrement réussie.

The Killer

Jeudi 10 mai 2007
The Killer réussit un doublé aux Honk Kong Film Awards : il fut récompensé pour le meilleur réalisateur (John Woo) et le meilleur montage (Kung Wing Fan). Comme l’a confessé John Woo lui-même, le nom de son personnage, Jeff, fait directement référence au film “Le Samouraï” (1967) de Jean-Pierre Melville, pour qui il éprouvait une profonde admiration.

The KillerRésumé : Tueur professionnel, Jeffrey se voit confier un contrat par l’intermédiaire de son ami Sidney Fung : abattre, dans le Club “Nine”, monsieur Lim, l’un des grands patrons de la mafia de Hong Kong. Au cours de la fusillade, Jeff blesse la chanteuse de l’endroit, Jenny, qui devient aveugle. Bouleversé, il prend la jeune fille sous sa protection et décide d’abandonner le métier. Peu après, il accepte pourtant une dernière mission afin de pouvoir payer une greffe de la cornée à Jenny : tuer Tony Weng, un gros trafiquant de drogue associé de Lim…


Un film incroyablement violent avec une histoire simple mais extrêmement développée. Les thèmes favoris du réalisateur sont ici traités à leurs apogées :  l’amitié, l’honneur et la vengeance…

John Woo mélange romantisme et mélodrame avec une violence sidérante. La mise en scène est dynamique. Les scènes d’action ressemblent à des ballets.

Chow Yun-Fat compose un personnage très convaincant. Le réalisateur mêle au sein d’un même personnage, romantisme et insensibilité, deux traits pourtant incompatibles à la base.

La chanson de Sally Yeh qui parcourt tout le film, est tout simplement magnifique.

Un chef-d’oeuvre du cinéma HK !

James Bond – 03 – Goldfinger

Dimanche 28 janvier 2006
Goldfinger est le troisième volet des aventures de James Bond, incarné par Sean Connery. La tradition selon laquelle le thème introductif devient une chanson pop est lancée avec cet opus.

GoldfingerRésumé : L'agent secret 007 est chargé d'enquéter sur les revenus d'Auric Goldfinger. La banque d'Angleterre a découvert qu'il entreposait d'énormes quantités d'or, mais s'inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du "crime du siècle", dont les retombées pourraient amener le chaos économique sur les pays développés du bloc Ouest…


Ce troisième James Bond avec Sean Connery est probablement l'un des meilleurs de la saga. Une peau entièrement dorée, une chanson inoubliable, un Oscar (effets sonores)… et la fameuse Aston Martin DB5 à siège éjectable. Goldfinger impressionne de par ses qualités.

Le scénario est très bien écrit et efficace. Il scelle l'ordre du mythe bondien avec une chanson, un homme de main et l'introduction de la voiture bourrée de gadgets. Cet épisode établit définitivement le style et la structure des films de la saga Bond.

Sean Connery est à son meilleur (y compris physiquement). Il peaufine le rôle du surhomme phallocrate, cigarette à la bouche, devant qui toute femme est impuissante et tout ennemi, déjoué.
Mais Goldfinger met aussi en scène un des méchants les plus charismatiques de tous en la personne de Auric Goldfinger lui-même. Il est ainsi brillamment interprété par Gert Fröbe, sadique à souhait.

– James Bond : "You expect me to talk ?"
– Goldfinger : "No, Mr Bond, I expect you to die !"

Les femmes occupent un espace moins important que dans les autres films, la vraie Bond girl, Pussy Galore, n'apparaissant que vers le milieu du film.

Ici, pas de guerre froide, juste l'histoire d'un ambitieux braquage de banque, avec un final dans Fort Knox où la bombe à retardement s'arrêtera au chiffre légendaire 007. Et c'est cette ambition, liée à une certaine décontraction, qui contribue à faire de Goldfinger un des tous meilleurs James Bond de la série.

A ne pas manquer.

Lost in Translation

Vendredi 28 juillet 2006
Écrit spécialement par Sofia Coppola pour Bill Murray sans qu’elle le connaisse, Lost in Translation est le deuxième film de la jeune cinéaste après “Virgin suicides” (2000). L’envie de faire un film au Japon est venue après plusieurs voyages de Sofia Coppola dans ce pays. “L’idée a mûri en passant du temps à Tokyo, notamment au Park Hyatt : j’aime bien le fait que, dans les hôtels, ont finisse toujours par croiser les mêmes personnes, une sorte de complicité se crée, même si on ne les connaît pas, et même si on ne leur parle pas. Le fait d’être étranger au Japon rend les choses encore plus décalées. On souffre du décalage horaire, et on fait le bilan de sa vie au milieu de la nuit.”

Lost in translationRésumé : Bob Harris, star de cinéma sur le déclin, est venu à Tokyo pour tourner dans une publicité pour un whisky. Détaché de tout, incapable de dormir à cause du décalage horaire, il rencontre Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, qui accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s’intéresser davantage à son travail qu’à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d’attention. Elle va en trouver auprès de Bob…


Lost in Translation joue sur la rencontre inattendue et éphémère de deux êtres, pris au piège d’un environnement urbain froid et impersonnel où l’absence de repères familiers se fait cruelle, poussant vers un rapprochement affectif « de survie ». Le jeu de Bill Muray en Droopy sentimental est remarquable de justesse.
La grande réussite de Sofia Coppola est de rendre palpable grâce à sa mise en scène l’état de déboussolement dans lequel se trouvent les deux protagonistes. Elle crée un univers fragile dans lequel évoluent nos deux zombies, écrasés de fatigue par le décalage horaire et les insomnies. Nous dérivons comme eux dans ce Tokyo étrange, technoïde, bruyant et parfois terrifiant. Le temps est dilaté. Ce film possède un rythme extrêmement lent qui peut surprendre, voire en rebuter plus d’un. La bande son est époustouflante et crée une atmosphère incroyable à ce film.
Lost in translation est une œuvre poétique, lumineuse et aérienne.

Et la question qui demeure et qui fait toute la beauté du film est : “Que dit Bill Muray à l’oreille de Scarlett Johansson dans cette dernière scène très émouvante ?”