Mercredi 20 juin 2007
Alberto Manguel est un écrivain né en 1948 à Buenos Aires. Il a grandi en Israël (où son père était ambassadeur d'Argentine) puis dans son pays natal où, dans sa jeunesse, il a fait la lecture à Jorge Luis Borges devenu aveugle. Il s'est installé en France en 2001 et y vit actuellement dans un village du Poitou.

Journal d'un lecteurRésumé : Parce que la lecture est peut être avant tout une "conversation", tout lecteur éprouve le besoin de "répondre" aux textes qui l'interpellent et confèrent à sa propre vie un surcroît d'existence.
Ayant choisi de relire, une année durant, ses livres de prédilection tels qu'ils lui semblent susceptibles de refléter le chaos du monde contemporain ou d'enrichir et d'éclairer son rapport personnel avec l'existence, Alberto Manguel offre ici, entre carnet intime et recueil de citations, ce journal dont l'érudition à la fois sensible et subversive rend compte à merveille de l'infini du "dialogue" entre toute œuvre et son lecteur.
Cependant que l'histoire contemporaine poursuit son chemin de bruit et de fureur, on partagera ici l'année que, de 2002 à 2003, Alberto Manguel vécut, au rythme de ses haltes en France où il a choisi de vivre et de ses nombreux voyages dans un monde qu'il n'a jamais cessé de parcourir, en compagnie de : Adolfo Bioy Casares, H. G. Wells, Rudyard Kipling, Chateaubriand, Conan Doyle, Goethe, Kenneth Grahame, Cervantès, Dino Buzzati, Sei Shônagon, Margaret Atwood et Machado de Assis. (Source : Actes Sud)



A partir de ces douze romans favoris, Alberto Manguel nous entraîne au fil de ses réflexions, avis, commentaires et autres extraits choisis. Ce livre ne se veut nullement un ouvrage de critique littéraire. La connaissance des romans utilisés comme matière n'est pas indispensable.

L'auteur nous propose de découvrir le lien qui existe entre un homme et ses romans de prédilection.

Ce roman clairement rédigé dans un style de journal intime est une succession de paragraphes sans semblant de logique. Sa lecture se révèle difficile à suivre. Le style est pourtant fluide et point pédant.

Une idée en entraîne une autre, évoque un souvenir, appelle une observation intimiste ou une analyse pénétrante, fait réfléchir l'auteur sur notre société, l'Art et le sens de la vie.

Au final, un roman certes foisonnant d'idées et de réflexions pertinentes mais de construction anarchique et sans aucun fil conducteur. Difficile à digérer.

Note : 2,5/5