Jeudi 12 février 2009
Ce roman est rapproché de Voyage au bout de la nuit de Céline. En effet, tous deux ont été écrits entre les deux Guerres mondiales. Ce chef d’oeuvre de la littérature allemande s’articule autour de la place Alexander à Berlin, dans les années 1925-1930, alors que le roman de Céline s’ouvre sur la place de Clichy à Paris.

Berlin AlexanderplatzRésumé : Ce livre célèbre sur les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930 fait penser à Voyage au bout de la nuit et aux Mystères de Paris, mais aussi à Brecht, à Dos Passos et à Joyce. Car ce récit épique, plein de tendresses, de violences, de vices, étonne par sa modernité. L’aventure de Franz Biberkopf, criminel poussé par la fatalité vers un retour au crime, est comme le chant d’une symphonie composée de la rumeur de la foule, du hurlement des tramways, des sanglots et des râles échappés des hôtels délabrés et des bistrots minables.

Biographie
Né en 1878 à Stettin, il fait des études de médecine et devient spécialiste en neurologie dans l’est de Berlin. En 1910, il est co-fondateur et collaborateur de la revue expressionniste Der Sturm. Juif, il est obligé de quitter l’Allemagne en 1933. Il s’installe d’abord en France où il se fait naturaliser en 1936, puis aux États-Unis. Après la guerre, il séjourne en Allemagne puis revient en France en 1951. Il ne retourne en Allemagne qu’en 1957 pour y mourir. (Source : Folio)
 



Berlin Alexanderplatz, c’est non seulement une plongée dans les bas-fonds de l’Allemagne d’entre les deux guerres en instance de fascisme peints au travers d’une histoire sordide.

Mais à travers le parcours de Franz Biberkopf, sorti de prison après avoir été condamné pour le meurtre de sa maîtresse, Döblin brosse le portrait d’un certain Berlin, capitale des bas-fonds, où l’on survit grâce au crime, dans une cacophonie générale, un effrayant chaos même, où l’on est toujours rattrapé par son destin.

Nourri de références bibliques et mythologiques, de collages d’extraits de journaux, d’intrusions de l’auteur, Berlin Alexanderplatz est une formidable symphonie littéraire, épique et réaliste à la fois, où la tragédie se mêle à la drôlerie populaire, le dérisoire à l’absurde.

Note : 3,5/5