Mercredi 18 juillet 2007
Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) est un nouvelliste et dramaturge russe. En 1888, le prix Pouchkine attribué à sa nouvelle la Steppe consacre son talent de conteur.

La SteppeRésumé : Iégorouchka n'a pas encore dix ans lorsqu'il entreprend au coeur de l'été son premier grand voyage. Et ce sera pour lui la découverte émerveillée de la steppe russe, de cet océan sans vagues où quelques marchands naviguent en convois sur la grand-route, de ses lointains bleus traversés de brusques orages, de sa faune secrète ou familière, de son peuple de bergers ou de cavaliers évanescents. Les veillées à la belle étoile où l'on forge le trésor des contes lui ouvriront aussi la porte des rêves. Mais les mystérieux kourganes en faction depuis le fond des âges conserveront tous leurs secrets.

La Steppe, c'est aussi l'enfance revisitée par un écrivain encore jeune engagé non sans appréhension sur les traces des maîtres qui ont chanté la nature russe: Tourguenev, Tolstoï et surtout Gogol.

Tchekhov voulait qu'on lut son récit "comme un gourmet mange les bécasses". Plus d'un siècle après sa publication, il n'a rien perdu de sa délicate saveur. (Source : Le Livre de Poche)



La steppe russe, la plaine immense avec son soleil brûlant, ses orages, ses ombres, ses nuits froides ; des oiseaux, des paysans qui travaillent aux champs, des bergers semi-nomades, des cavaliers, des marchands, des gens venus on ne sait d'où avec des contes effrayants. Voici La Steppe, dont Tchékhov, encore tout jeune écrivain, disait en l'envoyant à son éditeur : "C'est mon chef d'œuvre".

La Steppe est le récit tout en longueur et en langueur d'un voyage à travers la steppe, d'un itinéraire initiatique. Si on n'entre pas dans le rythme, on s'ennuie ferme (cela a été mon cas) !

Tout le récit est fondé sur les paysages qui composent la steppe et les sensations qu'ils évoquent à l'enfant. Les vastes horizons d'une campagne morne, accablée, ses lumières tremblantes, ses brusques coups de vent et ses orages éphémères ponctuent un voyage lent et pesant, dévoré par l'ennui : le vide de l'existence, cette attente qui se prolonge indéfiniment, ces questions qui ne trouvent que réponses incompréhensibles, signes ou échos indéchiffrables. Si une lecture d'un poème en prose vous tente, n'hésitez pas.

Note : 3/5