Lundi 6 avril 2009
Point Zéro est le deuxième tome du cycle “Bunker”, qui est prévu en 5 tomes.

Bunker - 02 - Point ZéroRésumé : Point Zéro entraîne Aleksi Stassik et ses collègues de l’armée du Velikiistok dans les plaines désertiques du Sud, très en dessous des cimes enneigées de la Demarkacia. Le Velikiistok ne disposant pas de réserves d’énergie fossile, il se voit contraint, pour nourrir la guerre menée contre les Ieretiks, de négocier avec le prince des Territoires du Sud, Aberrahman Derleth Al-Hazin. Les accointances de ce dernier avec les Ieretiks sont connues. Le troc qu’il propose aux forces armées du Velikiistok en échange de ses barils est pour le moins singulier… (Source : Dupuis)

 


“Bunker”, dont le tome 1 est sorti en octobre 2006, compte déjà parmi les séries phares de la collection “Empreinte(s)”. Pour ce tome 2, Christophe Bec a choisi de remiser ses crayons et de recentrer son travail sur l’écriture, en collaboration avec son ami Stéphane Betbeder. Mais que les lecteurs de la première heure se rassurent, “Bunker” a trouvé en Nicola Genzianella un repreneur au dessin au moins aussi talentueux que son créateur, permettant à la série de garder très haut perchée la barre de son exigence graphique. Du côté du récit, toujours à quatre mains, les scénaristes font monter la tension d’un cran.

Samedi 30 décembre 2006
Après “Sanctuaire”, Christophe Bec revient dans Bunker sur des thèmes qui lui sont particulièrement chers : l’enfermement, le huis-clos, l’univers militaire, l’individu confronté à des événements qui le dépassent. Ce nouveau cycle est prévu en 5 tomes.

Bunker - 01 - Les frontières interditesRésumé : Sur la Demarkacia, la peur est contagieuse…
À plus de 7 000 mètres d’altitude, la Demarkacia est le dernier rempart entre le Velikiistok et le territoire des Ieretiks. Dans le Bunker 37, le soldat Aleksi Stassik scrute le versant ennemi et attend l’offensive. Au-dessus de lui, dans la montagne, un ennemi autrement plus redoutable rôde… (Source : DUPUIS)



Sur un scénario co-écrit avec Stéphane Betbeder, Christophe Bec place encore plus haut la barre de son exigence graphique. Son trait traduit avec force et violence l’atmosphère oppressante d’un univers “low-tech” où le fantastique est constamment latent. L’ambiance dégagée par ce thriller fantastique n’est certes pas sans rappeler le travail de Bec sur “Sanctuaire” (avec Dorison), mais aussi les univers dérivés de l’oeuvre de Lovecraft (cité en préambule). Le dessinateur excelle dans la mise en place de paysages angoissants, dans le design d’univers mêlant éléments fantastiques et réalité terre à terre, dans sa restitution des ambiances militaires. Il est soutenu en cela par le travail de Marie-Paule Alluard sur la couleur, qui contribue largement à la cohérence graphique de l’ensemble. Il faut accepter en outre le principe d’un récit fleuve. La première pierre est posée. Nul doute que l’édifice vu dans sa globalité vaudra le détour, mais il faut encore attendre.

Album relu le lundi 6 avril 2009.