Jeudi 30 juillet 2009
Le Paradis est le troisième cantique de La divine comédie, oeuvre rédigée entre 1308 et 1321. Elle est composée au global de trente-trois chants par cantique (plus un chant inaugural placé dans l’Enfer) et est la plus célèbre œuvre de Dante Alighieri, jugée être entre les plus belles oeuvres de la littérature mondiale.

Résumé : Le coeur du grand projet, c’est Le Paradis. Le long poème que nous nommons Divine Comédie a été conçu en fonction du Paradis, lui-même composé à la louange d’une femme, Béatrice, ici transfigurée dans une plus haute plénitude.
Le Paradis de Dante, comme L’Enfer ou Le Purgatoire, surprend : nulle pâleur bleutée traditionnelle, aucun repos placide, mais le mouvement incessant, le vol des lumières. Le paradis, danse de flammes, est éblouissant et dangereux. Le voyageur céleste, guidé enfin par Béatrice, y parcourt des ciels multiples, il y connaît des épreuves, il y éprouve l’éblouissement dans la tension abstraite d’un espace merveilleux.
Il est impossible d’écrire le paradis, et pourtant le Poème poursuit sa course. La langue de Dante affronte l’impossible, franchit les limites, invente une autre langue, réussit ce que la poésie universelle aura achevé de plus beau. Et l’aventure se termine lorsque, au plus haut terme de la vision, le héros s’absorbe dans l’enfance. Dans “l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles”. (Source : France Loisirs)



Le but de ce grand projet était en réalité le Paradis pour montrer Béatrice triomphante dans la joie du Paradis et “dire d’elle ce qui n’a jamais été dit d’aucune”. Le Paradis est donc en forme de louange d’une femme. Il permet aussi à Dante d’exposer ses idées religieuses. De la lune à l’empyrée en passant par les planètes et les étoiles, le Paradis est formé de 9 cieux plus l’Empire céleste où siège Dieu, correspondant chacun à un degré de félicité.

Le dessein général de la Divine Comédie est celui du voyage d’un homme vers Dieu s’achevant par la vision de la Trinité. L’enseignement du poème s’adresse à tous et est conforme à la philosophie et à la théologie scolastiques des XII et XIIIèmes siècles. Ce n’est pas une œuvre de théologie même si Dante est un poète chrétien.

Il est critique et prononce même des invectives contre des papes (l’épisode de sa vie avec Boniface VIII) et rappelle avec force l’absolu dépouillement de l’Eglise primitive. Dante estime toutefois que “le bien vivre” en société et la félicité terrestre sont aussi importants que le bonheur éternel, il est ainsi fort éloigné de la tradition augustinienne dominante de son époque.

Note : 3,5/5