La pierre et le sabre (Eiji YOSHIKAWA)

Mercredi 17 juin 2009
La pierre et le sabre est le nom du premier tome du roman japonais Musashi de Yoshikawa Eiji relatant d’une façon largement romancée la vie du célèbre samouraï Musashi Miyamoto.
L’intégralité de la série est parue sous la forme de sept livres nommés : Terre, Eau, Feu, Vent, Ciel, Soleil et Lune, La parfaite Lumière. La pierre et le sabre regroupe les quatre premiers livres. Le second tome a été publié sous le titre La parfaite Lumière.

La pierre et le sabre“Le sabre perça l’air avec le bruit sec d’une corde d’arc, et un cri foudroyant remplit l’espace vide…
Un énorme soleil rouge jaillit en flammes au-dessus du Higashiyama…
Fasciné, vibrant de vie, Musashi le regardait monter…
Son sang parut sur le point de jaillir de ses pores. On eût dit le diable même, surgi de l’enfer.”

Dans le Japon du XVIIe siècle, Miyamoto Musashi, jeune homme fougueux, n’aspire qu’à se battre. Recherché dans tout le pays, il est recueilli par un moine et n’a bientôt plus qu’un but : tendre à la perfection grâce aux arts martiaux.
Son sabre sera désormais serviteur du bien. Il ira de combats en conquêtes à la recherche d’amour et de sagesse, épaulé par le chant de sa tendre Otsu.
Un grand classique du récit initiatique qui marie amour, aventure et quête de soi.

Eiji Yoshikawa
Né au Japon en 1892. Il publie à vingt ans ses premiers textes dans des revues de Tokyo. Sa carrière littéraire féconde fera de lui l’un des plus grands romanciers japonais du siècle. Il meurt en 1962, couvert de gloire. La pierre et le sabre a été tiré à plus de 120 000 000 d’exemplaires. (Source : J’ai Lu)



Ce livre nous fait voyager dans le japon féodal. Le contexte historique, le shogunat des Tokugawa, est très fidèlement restitué. Le récit est parfaitement documenté reconstituant de facon très vivante le Japon du 17ème siècle. Il offre une porte d’entrée plaisante pour qui souhaite s’initier à la culture nipone.

L’action est palpitante. L’histoire d’amour typiquement asatique est gentiment mièvre. La galerie de personnages picaresques et les foisonnantes descriptions de la vie courante du Japon médiéval font que l’on dévore ce “gros” livre (plus de 800 pages) sans voir les heures passer. Ce roman est très bien écrit et fluide à lire.

Mais ce roman d’apprentissage n’est pas qu’un moyen de plonger dans le Japon médiéval, c’est aussi la chronique d’un jeune homme qui passe de l’inconscience et l’égoïsme à l’âge adulte et réfléchi.

Un livre qui donne envie de suivre la voie du sabre. Pour tous les amateurs de samourais et de culture nippone.

Note : 4/5