Le vieil homme et la mer (Ernest HEMINGWAY)

Mercredi 17 octobre 2007
Le vieil homme et la mer est un court roman, il est parfois considéré comme une nouvelle, écrit par l’écrivain américain Ernest Hemingway à Cuba en 1951 et publié en 1952. Il s’agit de la dernière oeuvre de fiction majeure produite par Hemingway et publiée de son vivant. Cet ouvrage lui valut le double honneur du prix Pulitzer en 1953 et du prix Nobel de littérature en 1954.

Le vieil homme et la merRésumé : “Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, je n’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m’est égal lequel de nous deux qui tue l’autre.
Qu’est-ce que je raconte  ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson.”

Biographie :
Ernest Hemingway est né en 1899 à Oak Park, près de Chicago. Il passa tous les étés de sa jeunesse en plein bois, au bord du lac Michigan. En 1917, il entre au Kansas City Star comme reporter. Il s’engage en 1918 comme ambulancier de la Croix-Rouge sur le front italien. Après la guerre, Hemingway reprend en Europe son métier de journaliste. En 1936, il devient correspondant auprès de l’armée républicaine en Espagne. Il fait la guerre de 1939 à 1945, participe à la Libération de Paris avec la division Leclerc, puis continue à voyager : Cuba, l’Italie, l’Espagne. En 1954, Hemingway reçoit le prix Nobel de littérature. En 1961, il met fin à ses jours. (Source : FOLIO)


Un vieux pêcheur cubain obstiné et malchanceux défie les éléments, à la recherche de la dignité. Il lutte contre l’affaiblissement de son corps, de ses forces. Il respecte l’animal chassé qui résiste et donne ainsi toute son ampleur au combat. Cet ouvrage dont la trame est si simple, les personnages si peu nombreux et l’action quasiment nulle (si l’on excepte les attaques de requins) est d’une vraie beauté. Hemingway ensorcellent par le précision et la concision des scènes et l’histoire de ce pêcheur est particulièrement belle par ses partis pris réaliste et tragique.

Ce livre vous fait vivre le scénario en première personne, vous sentirez le goût du poisson cru sous la langue, le froid humide au large de la côte, la douleur sur vos mains, la fatigue et la folie vous gagner, mais vous ne décrocherez pas de ces pages.

La lutte mentale et morale du vieil homme est poignante. Hemingway montre ici que nous devons combattre pour découvrir le sens de notre vie. Une grande leçon d’abnégation et de courage. On a l’impression d’être à côté du pêcheur. Le livre se lit d’un seul trait. Quel plaisir !

Ce livre puissant ne s’embarrasse pas de fioritures et descend au fond de l’homme. Une superbe parabole de la victoire dans la défaite, de l’immense effort fourni pour braver le destin et garder l’espoir.

“Un homme, ça peut-être détruit, mais pas vaincu.”

5/5