Mercredi 20 mai 2009
Au plaisir de Dieu a obtenu, en 1975, le Prix Balzac. Jean d’Ormesson décrit à travers la vie d’une famille de très ancienne aristocratie, l’évolution des mentalités et valeurs tout au long du XXe siècle.

Au plaisir de DieuRésumé : En hommage à la mémoire de son grand-père, symbole de la tradition, le cadet d’une vieille famille française enfermée dans l’image du passé raconte ce qui a été et qui s’achève de s’effondrer.

Le berceau de la tribu, le château de Plessis-le-Vaudreuil est au centre de cette longue chronique qui embrasse, depuis les croisades jusqu’à nos jours, l’histoire du monde, du pays, du clan, de tout ce que la lignée a incarné et en quoi elle a cru.

Un mariage d’amour et d’argent, les idées contemporaines et subversives, les livres, les moeurs nouvelles ouvrent successivement des brèches dans la forteresse de la tradition.

L’histoire du XXe siècle, avec ses situations paradoxales, précipite la mutation et la décadence d’une famille qui avait su, à travers tous les cataclysmes, maintenir ses privilèges et conserver son charme. Le narrateur n’ignore pas qu’il est le dernier à connaître une forme de vie condamnée.

Tout le livre est empreint d’une mélancolie qui lui donne sa résonance et sa poésie. C’est ici l’histoire d’une famille imaginaire, brillamment repensée avec une sorte, à la fois de lassitude et d’allégresse. (Source : France Loisirs)

Au plaisir de Dieu est un grand roman, en ce sens qu’il décrit à la fois un univers fixe, fermé, assujetti à des lois immobiles, à des rites immémoriaux, et le mouvement irrésistible de l’Histoire.” Dominique Fernandez, l’Express

Mercredi 7 février 2007

Résumé : A Venise, en face du palais des Doges, deux jeunes gens qui s'aiment vont écouter, le soir, un personnage surprenant qui porte beaucoup de noms.
Ses récits les emportent, à travers le temps et l'espace, dans un tourbillon d'aventures où passent à toute allure, sous des éclairages imprévus, assez peu familiers aux enfants des écoles, Stendhal et Christophe Colomb, des Chinois et des Arabes, le procurateur de Judée et des guerriers vikings, le raid israélien sur Entebbe et l'invention du zéro, les amours de Pauline Borghèse et Les Mille et Une Nuits – toutes les passions du monde et aussi ses misères.
L'homme qui raconte, avant de disparaître comme il est apparu, ces souvenirs ou ces fables qui se confondent avec la vie, se prétend condamné à l'immortalité pour avoir refusé, sur le chemin du Calvaire, un verre d'eau à Jésus titubant sous sa croix.
Son histoire d'éternité fait revivre un mythe aussi universel que don Juan ou le docteur Faust : le Juif errant. (Source : GALLIMARD)

"S'il voulait nous épater, Jean d'Ormesson a réussi : son livre est – étymologiquement – épatant. Ah, chapeau ! On en sort ivre, décoiffé, charmé, soumis – et un peu confus de s'être laissé rouler par ce roman-fleuve qui est aussi un fleuve roman." François Nourissier – Figaro-Magazine



Quelle érudition ! Jean d'Ormesson, en fin conteur, nous emporte dans les méandres de la petite et de la grande histoire suivant les pas d'un homme qui n'est jamais un héros. Le roman est habilement construit en morceaux de longueurs et de rythmes variables.

Malicieux et accrocheur, Jean d'Ormesson possède une plume magnifique. Le style tout en simplicité, rehaussé d'humour et enrichi d'anecdotes hautes en couleur permet de lire cet épais roman avec une réelle aisance et un vrai plaisir.

Ce voyage à travers le monde et du temps, dans la peau du Juif errant, se révèle un délicieux condensé culturel, sans présenter la moindre pédanterie.

Un livre incroyable, à lire et à relire.