Je m’y retrouve et partage avec des mises à jour pour contexte…

Autant le dire dès maintenant, cet article risque de casser l’image de la petite famille tranquille, de la jolie fratrie presque parfaite. Cet article je le réfléchis depuis longtemps. Parce qu’il est difficile à écrire, que les mots justes sont difficiles à trouver, et que si il doit exister il faut absolument qu’il soit vrai, et complet.

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Je m’y retrouve et partage en mise à jour pour contexte…
Autant le dire dès maintenant, cet article risque de casser l’image de la petite famille tranquille, de la jolie fratrie presque parfaite. Cet article je le réfléchis depuis longtemps. Parce qu’il est difficile à écrire, que les mots justes sont difficiles à trouver, et que si il doit exister il faut absolument qu’il soit vrai, et complet.
Maxi, je t’en ai déjà parlé plusieurs fois par ici. C’est donc l’aînée de la fratrie, notre « grande » de 5 ans tout juste.
Cette enfant, c’est une petite fille qui a de l’énergie à revendre, qui aime jouer, courir, chanter, lire, dessiner, découvrir de nouvelles choses et raconter ses journées d’école. C’est une enfant un peu pot de glu, avide de jalousies. Une enfant pleine de cœur et de tendresse, très sensible, qui pleure lorsqu’elle ressent de la douleur ou de la tristesse chez les autres.
Maxi, c’est une enfant entière en fait, une véritable tornade qui ne se pose jamais, aux émotions intenses et aux réactions très vives. Une enfant un peu démesurée en fait, un peu extrême dans ses comportements.
Enfin, c’est comme ça que je la perçois en tout cas.
Pour dire vrai, Maxi, c’est surtout une enfant qui me fait me poser énormément de questions, qui me fait même souvent douter.
Une enfant qui me fait régulièrement culpabiliser.
Une enfant qui me fait peur même, parfois. Peur de moi. Peur de ma façon d’être maman.
Une enfant que je ne comprends pas. Et que son père ne comprend pas non plus, je crois.
Maxi c’est un peu pour moi l’incarnation de la dure réalité de la parentalité.
Celle qui te fait prendre conscience que non, être parent, ça n’est pas toujours simple. C’est même souvent compliqué. Et que ça n’est forcément toujours magnifique non plus.
Avec Maxi, pour moi, être Maman, c’est souvent difficile. Dur même en fait.
Maxi, c’est l’enfant ultra-désiré, celui que l’on met du temps à avoir, et qui arrive un peu comme un miracle.
C’est aussi le premier enfant, celui par qui tout commence, celui avec lequel on fait ses armes de parent, celui avec lequel on découvre ces émotions si particulières et tellement fortes liées à la parentalité.
C’est aussi la seule de la fratrie a avoir été un temps, même court, fille unique.
Maxi, j’ai été seule avec elle à la maison 24h/24 pendant ses 11 premiers mois de vie. Puis j’ai repris le travail, et son Papa est parti souvent pour son travail.
Raisonnablement, on peut considérer que cette enfant a été en fusion quasi exclusive avec sa Maman pendant ses 18 premiers mois. Rien que toutes les deux. Je me souviens de ces moments partagés avec émotion. Du cododo quand papa est absent. Des milliers de photos. Des longs moments au bain où je riais parce qu’elle mettait de l’eau partout. De l‘émerveillement à chaque tout petit progrès. Des étoiles dans les yeux et des papillons dans le ventre chaque fois que son visage traversait mes pensées.
De ces instants privilégiés, uniques, intenses, si particulièrement intenses, que l’on ne vit de cette façon qu’avec le premier.
Regarder ce petit bout de bébé grandir, évoluer, avancer. Se sentir épanouie et comblée, vibrer devant ce petit être, être cette maman ultra protectrice, fusionnelle même, que jamais je n’aurai soupçonnée.
Et puis on a déménagé. Retrouvé une vie de famille normale, le Papa a repris sa place. On était bien là tous les 3. On préparait l’arrivée de Mini qui entre temps s’était invité dans mon bidon.
Elle a continué à grandir la Maxi. Petit à petit, elle a gagné un nouveau surnom : Terrible Two. Ca lui allait à ravir.
Du Terrible Two à la mode Maxi, pas dans la demi-mesure du tout. Du genre qui a commencé à 21 mois et n’a peut être bien jamais pris fin. J’en sais rien en fait. Je sais même plus si c’était du Terrible Two ou « juste » son caractère qui commençait à s’affirmer.
Je me rappelle qu’à l’époque j’en riais, beaucoup, de cette mini crise d’ado. Même si j’ai eu aussi mes moments de colère, de dépassement voire de dépit, je te rassure. Mais je gérais plutôt bien malgré tout, je trouvais ça mignon, voir devenir mon petit bébé un être affirmé, qui grandit, qui prend sa propre personnalité. Je me souviens même que je disais que je préférais qu’elle ait du caractère, qu’il en faudrait pour l’école et pour la vie d’adulte ensuite.
Et puis, je ne sais plus.
Le trou noir.
L’oubli.
Je ne saurai plus dire comment les choses ont changé. Ni quand. Toujours est-il qu’aujourd’hui, tout est tellement différent.
Cette enfant devant laquelle je m’émerveillais, cette enfant de qui je me sentais si proche, cette relation si intense, si belle, n’est presque plus aujourd’hui que conflit.
Mon enfant, je ne la reconnais plus.
Mon enfant, souvent, elle m’énerve, je peine à la supporter.
Mon enfant, j’ai désormais du mal à vivre avec elle des moments de complicité.
Mon enfant, elle parle tellement fort que je peine finalement à l’écouter.
Elle cherche sans cesse les limites, prends du plaisir à les dépasser. Elle provoque, nous regarde avec un sourire défiant lorsqu’on lui demande de s’arrêter.
Elle contredit sans cesse, dit non quand on dit oui, oui quand on dit non.
Elle part dans tous les sens, touche à tout, donne des ordres.
Elle martyrise sa soeur, le frappe, l’invite fourbement à faire ce qui est interdit pour mieux venir nous vendre l’info ensuite.
Elle chante quand on lui demande le silence. Se tait quand on lui pose une question.
Elle casse, jette ses jouets, puis pleure parce qu’elle ne les a plus. Elle se punit toute seule, s’isole dans une pièce d’elle-même, puis hurle parce qu’elle est seule.
Elle répète en boucle des trucs qui ne veulent rien dire, attend gentiment que je finisse par perdre mes moyens à force de l’entendre. Me regarde m’agacer, se marre.
Puis pleure.
Elle a ce regard provocateur, ce sourire moqueur qui sait nous désarmer et nous mettre hors de nous.
Elle est dans la défiance, tout le temps. Elle me fatigue, m’agace. Elle cherche l’attention, je sais. Bien sûr que je sais. Et pourtant. Plus elle cherche, plus elle m’énerve, plus je me ferme. Et plus elle cherche.
Et on crie. On punit. On ignore parfois. On essaye d’en jouer, d’en rire. De discuter. D’expliquer. De comprendre. De poser des questions. De passer du temps avec elle.
Et l’on s’interroge. Je m’interroge.
Je culpabilise de cette impression de ne plus voir mon enfant que de manière négative. D’avoir loupé un truc, ou plusieurs. D’avoir forcément fait, ou peut être de n’avoir pas fait, un truc essentiel à l’origine de tout ça. Mais lequel… Lesquels ?
Me dire que nous sommes forcément fautifs, il y a forcément quelque chose qui rend cette relation si dure, si conflictuelle.
Me dire que peut être tout ça est du à l’arrivée de Mini.
Me dire parceque peut être nous ne savons pas nous y prendre. Trop strictes, ou pas assez ? Attachés à des principes bidons, qui donnent trop d’importance à certaines choses, pas assez à d’autres ? Qui ne se mettent pas suffisamment dans sa tête, à sa hauteur ? Ou qui peut-être s’y mettent trop ?
Me dire que peut être ça n’est rien du tout ? Juste un passage normal dans une vie de parent ?
Me dire que peut être ça n’est « que » son caractère ? Juste ça ? Et avoir peur d’être cette mère indigne qui ne supporte pas le caractère, la personnalité de son propre enfant…
M’apercevoir qu’à force d’être dans le conflit, la relation se brise encore et encore, qu’avec le temps qui passe, je m’éloigne moi-même d’elle. Que je ne suis plus très réceptive à ses sollicitations. Culpabiliser, encore. S’interroger, toujours.
Se sentir profondément triste. De voir cette relation avec son propre enfant à ce point dégradée. Si éloignée de ce dont on avait rêvé.
Et si au fond, c’était ça ? Une relation trop idéalisée, et finalement rattrapée par la réalité, loin du rêve, de l’idéal, juste le vrai, le quotidien, la vie de parent.
La vie de parent jalonnée de questionnements, de doutes, de peurs, de chutes aussi. Et de bons moments aussi, d’instants magiques, de moments d’émotion.
Mon enfant, elle me touche, tellement. Je la trouve si mignonne, quand elle est assise à discuter avec ses doudous. Quand elle me raconte ses histoires de copines en rentrant de l’école. Quand elle m’offre de ses vraies ouevres d’art dde dessins. Quand elle m’aide à bien mettre la table.
Quand je découvre son cahier d’école, ses progrès, et que je ressens cette fierté qui donne des frissons.
Quand elle nous inonde de ses « je t’aime très fort ma Maman / mon Papa ».
Parfois, malgré tout, on capte d’excellents moments. Précieux. Beaux. On rigole, on joue, on partage, on lit une histoire. On retrouve chacune cette lueur, ce regard complice qui se fait si rare.
Bien sûr, je suis emplie d’amour pour ma fille. C’est mon enfant, mon grand bébé, ma grande fille. Je tremble quand je la vois pleurer partir avec le centre aéré. Je m’inquiete quand elle s’est fait agressée par les copains.Je suis fière de la voir si bien grandir. Je trouve que c’est la plus jolie de toutes les petites filles du monde entier. Je fonds devant son sourire. Bien sûr, que l’on s’aime, toutes les deux, très fort, tellement que l’on se prend la tête tout le temps.
Parce que je dois bien l’avouer, elle me ressemble tant. Ce caractère, cette défiance, ces provocations, cette façon insidieuse d’essayer d’attirer l’attention, ce besoin d’amour et de reconnaissance qui se bat sans cesse avec une immense volonté d’indépendance. C’est tellement… Connu, pour moi, tout ça.
Après tout ça, je ne sais plus si je ne la comprends pas, ma Fille, ou si je la comprends trop.
– Elle me perturbe, ma Fille. Pleine d’amour, hyper sensible. Si tendre, si douce. Et si dure à la fois

Je m’appelle Gudule. J’ai une trousse pleine de billes et des chaussures vernies qui brillent.
Ma maman fait souvent des crèpes. Mon papa m’emmène au cinéma.
Jusqu’à maitenant, tout allez bien pour moi…

 

Mais brusquement, à la piscine, j’ai remarqué que le ventre de maman était tout rond.
Un peu comme si elle avait avalé un petit ballon.
Le soir même, mes parents m’ont annoncé qu’on allait avoir un bébé…
Un bébé ?
Quelle drôle d’idée !
Mais on, c’est qui ?
C’est moi aussi ?
Il faudrait peut-être me demander mon avis.
Je n’ai jamais dit que je voulais un bébé moi !
J’en ai parlé à l’école.
Les nouvelles ne sont pas bonnes ! Bertrand m’a dit que les bébés, ça pleure tout le temps, et tellement fort que même en se mettant de la pâte à modeler dans les oreilles, on les entends encore !
Sa petite soeur, quand elle dort, personne ne doit faire de bruit.
Mais elle, elle ne se gêne pas pour reveiller tout le monde au milieu de la nuit !
Marie-Aglaé m’a dit que les bébés ça ne comprend même pas ce qu’on dit.
Quand on leur met un bonbon sous son nez, ça ne sait même pas l’attraper.
Et en plus, ça vomis !
Mes parents ne se rensent pas compte de la catastrophe qui nous pend au nez !
Plus le ventre de maman s’arrondit, et plus ils ont l’air ravis ! Maitenant, son ventre est gonflé comme un ballon de foot, carrément !
J’ai essayer de les aider.

Un jour, au milieu du diner, j’ai dit :
Mais on a le droit de faire naitre un bébé, et ensuite de le mettre à la poubelle ?

-Quelle horreur ! a hurlé maman

-Voyons, Gudule, dit papa, si on a un bébé, c’est pour l’aimer, pour lui donner à manger, pour l’embrasser… Pas pour le jeter !

Et tous les deux ils m’ont regardée bizarement, longtemps, longtemps.
Le lendemain, ils m’ont acheté une poupée dans un panier. C’est une poupée copiée sur les bébés.
Elle n’a pas de cheveux, pas de belles robes, rien.
Juste un biberon et un pyjama tout mou.
Elle est moche. Je ne l’aime pas du tous.
Je l’ai rangée dans un coin.
Si c’est ça les bébés, merci bien !

J’aimerais tant faire comprendre papa et maman que leur meilleur bébé, c’est moi.
Moi, je sais tout faire comme une geande. Et je sais aussi faire le bébé. Par exemple, je pousse des cris :
Moi veux pas ziande hachée, moi veux biberon, bouillie, agueuh !

Et je lance toutes mes affaires en l’air.
Mais chaque fois que je fais ça, maman s’enerve :

Gudule, arrête de faire le bébé, arrête de faire l’imbécil, s’il te plait !Et quand je répond :

Si les bébés sont des imbécils, pourquoi tu en fait un toi ?

Maman se met en furie :

Gudule ça suffit !

Même la boulangère s’y met.
Elle n’arrête pas de se pencher par-dessus sa caisse pour me demander :

Alors, tu préfèrerais une petite soeur ou un petit frère ?

J’ai beau lui répondre :

Je préfèrerais rien, elle recommence tous les matins…

…Et le ventre de maman continue à gonfler comme une mongolefière…

Finalement, à force de gonfler, maman est partie faire son bébé.
On est restés seuls papa et moi.
Heureusement que j’étais là pour aider à la cuisine.
Le premier jour on a mangé des raviolis.
Le deuxième jour on à mangé des raviolis.
Le troisièmes jour on à mangé des raviolis.
Le quatrième jour onà mangé des raviolis.
Le cinquième jour on à mangé des raviolis.
C’était super.

On a aussi préparer les affaires pour le bébé.
1 berceau.
Des jolis rideaux.
Un pèse bébé.
Une table à langer.
Des biberons.
Un petit hochet.
Du lait en poudre.
Des stocks de couches…
A la fin, j’ai dit à Papa :

Tu ne trouves pas qu’il prend beaucoup de place pour un petit bébé comme ça ?

Papa a eu l’air gêné.
Du coup, il m’a emmenée choisir ce que je voulais au magasin de jouets.
J’ai pris un déguisement de vampire, une famille de robots gluants, et un monstre intérsidéral. Ca ma bien remonté le moral.
Et puis maman est rentrée avec le bébé.
C’est un garçon.
Il s’appelle Gaston.
J’aime bien ce nom.
Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si petit, si ridé, si recroquevillé !
Mais ça ne m’a pas empêchée de lui dire ses 4 vérités :

Tu sais, Gaston, mon petit gars, ne t’imagine surtout pas que tu vas faire la loi, dans cette maison. Je suis là depuis plus longtemps que toi, et…

A ce moment-là, j’ai dû m’arrêter parce que maman est entrée.
C’est moi qui ai donné à Gaston son premier biberon, tout doucement, comme un petit chat. C’est bête, mais c’est vrai : c’est mignon.
En plus, Marie-Aglaé m’a raconté des âneries : mon petit frère n’a jamais vomis.
Bertrand aussi s’est trompé : mon petit frère ne pleure presque pas. Il a même fait son premier sourire à 2 mois.
Et vous savez à qui il a souri ? A moi
Il m’aime vraiment beaucoup, je crois.
Evidemment, ça me fait un peu honte à cause de toutes les méchancetés que je lui est dites, le jour de son arrivée. Il est gentil : il fait comme s’il avait tout oublié.

De mon coté, j’essaie de l’aider.
Je lui montre comment marchent les jouets.
Je l’aide à finir sa purée.
Je le défends contre la voisine qui lui tricote tout le temps des bonnets.
Hier, Gaston a parlé pour la première fois. Il a dit :Du…Dule…
Tout le monde s’est regardé.
Je n’est pas pu m’empêcher de crier :

Du…Dule… C’est Gudule ! C’est moi !

Je m’appelle Gudule.
J’ai une trousse pleine de billes, et des chaussures vernies qui brillent, et surtout un petit frère extra.

     Poids de Julie : 11,950   kg.

     Taille de Julie : 90 cm

     Tour de tête : 50

Ce mois-ci, je vais changer du sujet pour parler d’autres côtés sympathiques d’une fille comme moi. Non, plus précisément, d’une fille à mon papa. Pourquoi je suis la fille de mon papa ? Bah, on verra ensemble :

*    Parce que j’ai  les cheveux tous fins et bouclés

*    Parce que j’ai deux      sur mes joues, on me les voit bien quand je souris.

*    Parce que j’ai une bouche qui descend toute rose, surtout quand je dors. Cela fait un ensemble de bouche et menton de « papa ». Ce trait n’a jamais été changé sur mon visage depuis ma naissance

*    Parce que j’ai toujours une otite comme lui

*    Parce que je ne mâche jamais en mangeant, pour pouvoir vomir après

*    Parce que j’aime bien être chef, donne les ordres aux autres à haute voix et avec le doigt

*    Parce que j’aime bien m’habiller

*    Parce que je suis maniaque, je veux des choses à leurs noms, à leurs usages, à leurs places…

*    Parce que je m’embête maman comme papa. J’aime bien lui partager toutes mes misères dans la vie. Surtout quand je suis fatiguée, bah, je fais marcher et avoir à maman.

*    Parce que j’aime bien prendre des apéros au lieu de manger mon vrai repas

*    Parce que ….

*    Et simplement, parce que je m’appelle Julie, je suis la jolie fille de mon papa !!!

 

Et papa, pourquoi je suis la fille de maman ? Pour quoi ?

 

 

Ma deuxième bougie

     Poids de Julie : 11,820   kg.

     Taille de Julie : 87 cm

     Tour de tête : 50

Mon dernier anniversaire, j’étais à l’hôpital pour une fracture. Cette année, plus de chance, on croise le doigt… Mais j’ai quand même une otite pour bien marquer mon anniversaire… Bref, mais j’ai pu souffler quand même mes 2 bougies, à vrai terme car j’ai su souffler cette année de mes forces. Pas seulement ça, je les ai soufflées à l’heure pile de ma naissance à 16h44…

Un petit point sur mes 2 années de poussières. Je commence à faire des vraies phrases, comme « c’est à moi » (phrase préférée), viens assis, mets là, je (ne) veux pas, donne, s’il te plait, pousse – toi, C’est qui ? C’est quoi ? Pourquoi ça ?, merci tata, tonton….

Je suis plus douée aussi pour dessiner des choses un peu plus subtile, je dessine des ronds ou le poisson par exemple, au lieu de faire des gribouillages. Je fais des progrès énorme pour brosser les dents toute seule. Je chante avec des rythmes mais aussi avec des sons, des mots plus compréhensifs comme escargot tout chaud ; Saute, saute le lapin ; cerf, cerf, ouvre moi…

Par contre, pour dire une vraie chipie, on pourrait parler de moi comme ça. Par exemple, je déchire un truc, puis je reviens demander pourquoi il est comme ça ? Je fais tomber des choses, je crierai : « oh, oh, oh ». Maman veut me changer la coucher ou veut me coiffer, pour qu’elle me laisse tranquille, je dis, mal, bobo, ne (me) touche pas !

Et évidemment quand je n’obtiens pas ce que je veux, ma scène de comédie qui se compose de crie, des pleurs, des pieds dans l’air, des jets, des coups à des objets à côté… se répète sans fin…

A chaque fois que maman me contemple dans ces scènes, elle se demande, quand est ce que le cri des 2 ans vont terminer ? Et c’est ça le boule qui est sorti de mon ventre ???

Mais d’un autre côté, de me regarder faire des grimaces pareilles que papa, de faire des imitations comme une vraie vielle grand-mère très maniaque, de donner des ordres comme un vrai petit chef de la maison… je sais que mes parents se regardent l’œil dans l’autre pour dire qu’on est bien heureux de m’avoir…

Mine de rien, le temps passe. Il passe tant et tant que j’entame ma troisième d’année d’existence depuis 3 jours. 2 ans que mes parents apprennent avec moi d’oublier les grasses matinées. 24 mois que petit à petit, tous les objets fragiles et précieux grimpent d’un étage de mes propres petits doigts.

Bref, 24 mois au cours desquels je fais connaitre mon existence à mon entourage avec :

– “non”, “pas”, “aime’pas”, “bahhhhh”, “là-bas”, “maman”, “papa”, “pain”, “chuuut”, « lapin », « escagot », coq », « chien », « chat », c’est à moi », « pas touché », …..

– Changer d’avis sur le bain, tantôt c’est super agréable, tantôt, « non, pas le bain ».

– Ma conception de faire les nuits, à ma rythme, avec ma réclamation de « bonbon », « gâteaux » à 2h du mat…

– J’ai découvert qu’en tournant plusieurs fois sur moi-même, y’a moyen de se sentir comme une reine, de faire éclater papa et maman…

– Je monte les escaliers à la vitesse de la lumière et les descend encore plus rapidement.

– Je déteste être dans ma poussette. Sauf avec un gâteau

– Je déteste mettre mes bottes. Seulement avec une paire de chaussures rouge pourri récupéré de ma cousine. Mes jolies bottes toutes neuves de maman, n laisse dans les vitrines !!!!

– Je n’accepte de manger que si moi-même munie d’une cuillère avec laquelle je donne à mon doudou.

– J’ai peur du sèche-cheveux. Du coup, depuis l’hiver arrive, maman se demande comment organiser son emploi du temps pour me donner un bain sans devoir sortir après ??? Bah, réponse facile, le soir, oui, mais, cela signifie bien que la course à la fin de la journée de travail est pire que la matinée !!! Bah oui, si non, j’ai faim et j’ai sommeil après !!!

– Je suis châtaine, sauf si le soleil s’en mêle, semblant laisser quelques traces ambrées dans mes cheveux..

– Quand je lis mes livres, je chante à haute voix comme si je suis une vraie actrice sur scènes où en bas, y a plein d’admirateurs, bref, les yeux de maman comptent comme ceux des 1000 admirateurs…

Un article intéressant sur le net.
Quand Julie est en avance partout…. Ce domaine là aussi…

Parmi les joyeusetés de la maternité dont tout le monde se garde bien de te parler avant que tu passes à l’acte, il y a ce qu’on appelle pudiquement “le passage difficile des deux ans”.

En même temps, c’est un peu comme l’épisiotomie, les montées de lait, les vergétures ou la perte du bouchon muqueux. Si tu savais vraiment à quel point c’est moche, jamais tu ne te lancerais dans l’aventure.

Sauf qu’à tout casser, la bouée sur laquelle tu t’assieds parce que tu as l’intimité en chantier, ça dure deux semaines.

Le passage des deux ans, c’est l’inverse du contrat précaire. Si tu n’as pas de bol ça peut facilement s’étendre jusqu’à l’adolescence. Qui elle même est relayée par la post-adolescence. Qui dure, c’est bien connu avec les nouvelles générations, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Mais revenons à ce qui nous intéresse. En tous cas moi.

Que se passe-t-il à deux ans et des poussières ?

Je vais essayer de prendre des pincettes des fois qu’il y aurait des femmes enceintes dans mon lectorat. Je ne voudrais pas déstabiliser les plus fragiles.

 A deux ans, pour dire les choses sobrement, ton enfant se transforme… en nazi.

Au début, ça se manifeste par des non à tout – même à ce qui deux jours avant remportait toute son adhésion, genre le bain – qui te font sourire. Tu as même la faiblesse d’en être fière et de parader devant tes copines sur le mode “Helmut a un caractère bien trempé” (= elle ira loin, au moins ce n’est pas une lavette). Et puis le non commence à être accompagné de quelques tapages de pieds, voire de moulinets de bras un poil gênants quand pupuce est en haut d’un toboggan interdit aux moins de 6 ans.

Tu commences à entrevoir que tu n’entres peut-être pas dans la période la plus sympa de ta vie. Mais tu es encore empreinte de tout cet amour qui déborde de toi pour ce petit être qui hier encore tétouillait ton mamelon avec tendresse.

Et puis arrive la première CRISE.

De préférence dans un lieu public. L’enfant de deux ans sait que c’est là que tu es la plus vulnérable. Je veux dire, subir les hurlements d’un cochon qu’on égorge chez soi, ça n’a rien de plaisant.

Mais au beau milieu de la queue des recommandés de l’agence postale de ton quartier, c’est la version 3D. Dans un bus bondé rempli de retraités qui en connaissent un rayon sur l’éducation, c’est encore mieux. Le pire étant le supermarché, sorte d’accélérateur à particules pour l’enfant de deux ans qui trouve dans chaque allée une raison d’exprimer son moi profond. A côté duquel celui de Joey Star est plus inoffensif qu’un bébé phoque.

Dans ces instants de rare solitude, même gavée de tranxène et sous l’influence d’un kilo de canabis, les plus ferventes opposantes à la fessée sentent leurs doigts fourmiller. Voire visualisent très nettement un lancer de chiard contre le mur le plus proche. Parfois, imaginer le bruit sourd de la collision procure même un plaisir coupable.

Et ça, c’est AVANT que l’enfant en plein tournant délicat des deux ans n’embraye sur la phase 2 de la crise.

La mue en une sorte de lamantin de douze tonnes.

Un phénomène très étrange que celui-ci. Ce bambin qui pèse en général 12 kilos grand maximum et qui au vu de sa célérité à se barrer d’un square dès que tu as le dos tourné ne manque pas de tonicité, semble subitement composé à 100% de gelée laxative. Tu le prends par les bras, ceux-ci te glissent des doigts comme des spaghettis trop cuits et tu te retrouves à le tenir par le cou ce qui n’est pas super recommandé si tu n’as pas dix ans d’ostéopathie derrière toi. Et encore. Tu tentes par la taille: le haut du corps part en arrière, te faisant redouter une fracture de la colonne, ce qui sur le moment résoudrait ton problème mais ne serait pas sans conséquence sur ta vie à venir. Reste le portage façon sac de farine sur l’épaule. Relativement efficace mais non sans risque. L’enfant de deux ans n’a en effet pas perdu son réflexe vomitif. Et retrouve instantanément son tonus musculaire pour te cogner avec application les omoplates avec ses kickers en titane.

Dans tous les livres de conseils psy à deux balles, on t’explique que le mieux dans ces cas là, c’est de respirer calmement par le ventre et de prendre un peu de distance, le temps que le nazillon se calme (ils ne disent pas nazillons évidemment mais désolée, personnellement le gremlin qui gesticule au rayon fromages parce qu’elle veut absolument manger là tout de suite de la mozarella (pratique) n’a plus rien d’un enfant).

A priori, les auteurs de ces torchons ne prennent pas en compte la crise au milieu du passage clouté alors que l’enfoiré de petit bonhomme vert clignote névrotiquement (prise de distance pour le moins délicate). Ni le fait que neuf fois sur dix, ton gamin n’en a rien à foutre que tu fasses semblant de t’en aller. Helmut trouve en général la force, en pleine apoplexie, d’arrêter deux secondes ses cris pour me dire au revoir quand je fais mine de m’en aller: “Très bien, rose, maman s’en va, si tu veux rester ici à te donner en spectacle au beau milieu du magasin, c’est TON problème. Tu as vu ? Là, je PARS. Tu vas rester TOUTE SEULE. Avec le vilain monsieur du supermarché qui va être très en colère (clin d’oeil complice au chef de rayon aussi agressif qu’un lapin nain). Au revouaaaaaar…”

“Avoir maman… Ouahiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnn”.

Ce n’est jamais SON problème.

Sachant que RIEN de ce que tu ne feras ne t’estampillera bonne mère. La fessée ? Très mal vu, très guantanamo, très vilain. ça te vaut immédiatement des regards consternés et lourds de reproches de personnes en ayant sûrement donné à tour de bras mais qui sont trop heureuses de se venger à l’instant présent de ceux qui en leur temps les ont qualifiées silencieusement de tortionnaires. Cercle vicieux, je crains qu’on ne puisse jamais cogner nos gamins en toute impunité. Moi même je ne résiste pas à la tentation de juger hâtivement une mère un poil nerveuse quand Rose est dans un bon jour.

Céder au caprice ? Parfois, ça peut retarder le problème, surtout si l’objet du courroux est le refus d’entamer le paquet de granola à 18h45 avant le pasage en caisse (mais il faut savoir que c’est à court terme, une crise non aboutie signifie une autre crise plus violente dans la journée. C’est prouvé.) Céder est par ailleurs plus compliqué si pupuce a tout bonnement décidé qu’elle ne voulait plus porter ses chaussures par moins 15 et sous la flotte. Carrément inenvisageable si mademoiselle refuse de monter dans sa poussette alors que tu dois emmener sa soeur ainée au solfège à une heure de métro de là et que tu es de toutes façons déjà en retard avant même d’être partie.

Hurler ? ça soulage et à tout prendre, j’ai la faiblesse de penser qu’une agression verbale laisse moins de traces qu’une torgnole. En tous cas c’est toujours ça que l’aide sociale à l’enfance ne pourra pas détecter. Totalement sans effet cependant. Si ce n’est de passer pour une alcoolique.

Détourner l’attention en proposant tétine, doudou, gâteaux, calins, deux heures de tchoupi à la télé ? Peut fonctionner en cas de crise mineure. Mais si la machine est lancée, l’enfant n’entend plus et n’a plus aucun sens commun. Si tant est qu’il en ait eu un jour.

Parler calmement, ouvrir ses chacras et lui montrer que tu l’aimes toujours malgré toute l’energie qu’il/elle déploie à se faire haïr ? Nécessite une force intérieure que seules les meilleures d’entre nous possèdent. Et hélas ne marche quasiment jamais non plus.

On m’aura compris, la crise d’un enfant de deux ans, c’est un peu comme le programme “spécial blanc” de ta machine à laver. Une fois enclenché, tu dois attendre les deux heures réglementaires et que l’essorage soit totalement terminé pour ouvrir le hublot.

Là, tu attends que ton rejeton, certes bionique, ne trouve plus assez de jus pour continuer à t’essorer toi.

A ce moment là, en quelques dixièmes de secondes, tu te retrouves avec dans les bras une poupée de chiffon collante et parfois puante (le vomi ou la merde de chien dans laquelle elle avait élu domicile lors de la phase “étoile de mer” de la crise) qui se recroqueville contre toi en marmonnant un truc qui ressemble vaguement à “pardon”.

A moins que ce ne soit: “t’es trop con”.

Ce qui serait d’une grande clairvoyance en l’occurence. On n’a pas idée de pardonner aussi vite, aussi.

Il faut croire que la survie de l’espèce humaine tient à deux choses. L’amnésie des femmes quant aux douleurs de l’enfantement et l’absence totale de rancoeur que les mères éprouvent vis à vis de la cause même de ces douleurs. Et ce, quelque soit les sévices qu’elles endurent.

Et encore, s’il n’y avait que le fait de pardonner. Une fois sur deux tu t’abaisses carrément à t’excuser pour toutes ces choses affreuses que tu as dites (“maman va te laisser là tout seul au milieu de la route et n’en a rien à foutre”) ou pensées (“Non seulement j’en ai rien a foutre mais j’attends avec impatience le 38 tonnes qui va te passer dessus”) pendant la crise. Voire faites (un léger serrage de bras qui laisse hélas deux bleus de chaque côté qui pendant une semaine te plongent dans des affres atroces sur le mode “je suis la femme de Michel Fourniret”). Ce qui, évidemment, ne fait qu’alimenter le sentiment de toute puissance de chouchou. Et prépare donc le terrain pour la prochaine salve…

Non mais à part ça, c’est cool.

 

     Poids de Julie : 11,200   kg.

     Taille de Julie : 86 cm

     Tour de tête : 49

 

Un mois de vacances, un mois de repos pour bien préparer la rentrée. Du 6 août au 12 août 2010, on est parti en vacances à Périgord dans un vrai trou de la campagne à la ferme de Laupilière. J’ai l’occasion donc de voir les animaux en vrai chair, pas seulement dans les images des livres… Et finalement, ces vrais là bougent qui me font peur: des chiens, des vaches (des veaux). Pareil pour l’eau dans un grand trou. Ce n’est pas ma petite baignoire comme d’habitue. Du coup, j’ai peur aussi de la piscine, je descends à peine 2 marches dans l’eau pour l’histoire de me tremper les pieds, et c’est tout !!!!… Du gaspillage des couches de natation !!!!lol. J’adore jouer avec mes cousins, un vrai bonheur de pouvoir dessiner avec Camille, d’être portée par elle, courir et rigoler avec Léonard. Mais quand ils jouent avec moi, ça va, pas de questions qu’ils jouent avec mon papa, suis jalouse moi !!! il faut qu’il soit disponible pour être mon « papaàmoi » !. Impossible de compter maintenant les mots que je parle. Quelques exemples :je le vois, lapin, viens, mermer( merci), te plait, pardon (le 8/8/2010), chipie, coquine, du lait, de l’eau, chaussures, chaussettes, au parc, papa il est là, tiens, donne, réveille, moins vite…. Vous voyez, je commence à dire des petites phrases simples… ça va venir bientôt pour tenir une conservation professionnelles J

J’enchaîne après une semaine de vacances avec le retour au boulot des parents. Donc, je reste détachée de mes parents pendant quelques jours. D’abord, chez mes grands-parents puis 3 vraies longues journées chez ma tata. Et oui, j’ai plein de jouets pour moi toute seule la bas car mes cousins sont partis à Strasbourg avec leur papa. Du coup, suis le centre du monde avec tata. Et j’ai apris des mots vietnamiens avec tata. Il parait que plus avec maman !!! Du coup, mon vocabulaire vietnamien est avec : « xinh », « tu tu », « appuie », « cam », « thui qua » (avec maman ce mot), ô tô, … Mais je suis contente quand même de retrouver maman après 3 jours. J’ai rigolé comme un phoque de la retrouver me chercher… dommage que papa était malade ces 3 jours là pour ne pas pouvoir partager cette joie.

Puis la dernière semaine d’août arrive. La rentrée arrive. Je commence une adaptation à une nouvelle école. Cette année, je serai gardée au jardin maternel qui est un peu loin  au 31 rue du retrait, derrière la mairie. Encore des bouleversements mais en espérant que c’est plus souple comme d’emploi du temps avec tout le monde. En plus, après avoir réfléchi de la proposition de son employeur d’augmenter du temps de travail, maman a refusé en espérant de pouvoir avoir un peu plus de temps avec moi, avant que la vraie école commence !!! On verra bien dans l’année. Pour l’instant, je commence à m’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux rythmes de ma journée, à des nouveaux visages…

     Poids de Julie : 11,120   kg.

     Taille de Julie : 85 cm

     Tour de tête : 49

L’âge des caprices arrive, le temps que mes parents regrettent de beaux souvenirs de quelques mois auparavant… Quand je ne suis pas contente, des morsures, des cris, de la tête, des pleurs et plein de choses… pour confirmer mes capricieuses… Ma tête boudée, il faut enregistrer…

Ce mois ci, je ne sais pas si c’est une coïncidence mais, j’ai envie de mordre tous les copains dans ma classe à la halte garderie pour le dernier mois où je vais passer avec eux… Dès septembre prochain, je vais quitter mon rythme actuel avec Bintou, la halte et les grands parents pour me rejoindre à ma classe au jardin maternel. C’est sur que c’est un peu de route et de travail supplémentaire pour maman et moi mais on gagne de la tranquillité d’esprit. Enfin bon, on verra bien !!!

Quand on devient capricieuse, ça signifie aussi qu’on grandit ! Je répète tous les mots possibles des gens, et aussi des gestes des gens, un vrai miroir et perroquet, moi ! Je sais exprimer mes sentiments. Je sais décortiquer les fruits avant de manger et enlever aussi les noyaux pour manger que les chairs. Je commence à manger de tout. Je suis très douée pour les puzzles, je sais jouer à tous mes puzzles même en les mélangeant des pièces de différents tableaux. 

Après avoir réussi à monter et descendre toute seule dans l’escalier à 2 pieds, je commence à monter sur les dispositifs plus hauts, les chaises, les chevaux à bascules dans les parcs, tous les toboggans…

 

Un peu de changement pour attendre un article de son papa un jour qui raconte  surement mieux et avec un autre point de vue de sa fille bien aimée.

Poids de Julie : 10,7 kg. quand elle dépasse le chiffre 10?
taille : 85cm
VAccin méningitec le 2/7/10
Récap des mots au 29/06/2010 :

 

         a plus (il n’y a plus)

         di di

         pied

         de l’eau

         bébé

        

         miam miam

         caca,

         pipi

         attends

         encore

         regarde

         tiens

         coucou

         muhhhhhhh

         miao

         waouh waoap

         coin coin (quac quac..)

         hiup (l’éléphant)

         up là

         beuck

         boum

         bateau (pour chanter la chanson bateau sur l’eau)

         gâteau

         papa

         maman

         nounou

         doudou

         pourquoi

         bobo

         au revoir

         dodo

         assis

         tapis (pour chanter la chanson pomme de reinette et pomme d’api..)

         Camille (27/06)

         Allez (27/06)

 

Qu’est ce que je fais de beau ?

 

v    Fais bisous quand on ferme des yeux

v    Mettre toute seule les chaussures

v    Jouer très douée en puzzle pour distinguer des formes.

v    Aider les autres à monter la poussette à l’escalier. Si l’on voit je monte les fesses en l’air pour tenir la poussette qui est très lourde par le repose pied et hop, je monte avec l’aide de maman aux poignées. Puis après, je cours devant pour ouvrir et  tenir la porte.

v    Ranger tout ce qui traîne…

v    Boire de l’eau au verre

v    Nettoyer toute seule les oreilles

v    Montrer les parties du corps, surtout sur le visage quand on prononce le mot correspondant : le nez, les oreilles, la bouche, la tête, les yeux, la main, le pied…

v    Mettre le chapeau pour sortir

v    Monter sur la poussette

  Poids de Julie : 10.370  kg.

     Taille de Julie : 84 cm

 

Premier blog depuis le retour du Vietnam.

Pas trop d’enthousiasme pour revenir au train train quotidien de la vie parisienne. Ici, il n’y a plus de personne qui me protège après mes bêtises, il n’y a plus de consoles pour mes pleurs de crocodiles, il n’y a plus de mamie gâteau qui m’achète tout les jouets de Hà nôi… Ici, il y a une nounou qui vient me garder le matin et après c’est la halte, après c’est le dîner, et dodo puis encore la même chose le lendemain….

                                                                                                    

 

Mais bon, un peu de récap de mon premier voyage quand même. A peine de déposer mes pieds sur Hà noi, je tombe malade, pour une otite, une bronchiolite, une amygdale et plein de choses que la bas on peut me citer. A vrai dire que j’étais quand même malade par le temps pourri du printemps là bas avec l’humidité à fond. Mais une maladie mal traitée et avec le stress de maman et mes grands parents, du coup, ça a aggravé et duré pendant 3 semaines. Et on me reconnaît la bas une fille super grognon, super désagréable. Ben, quand on ne sent pas bien !!! Mais à force d’inquiétudes, un cercle vicieux se pose, je suis fatiguée, je ne mange pas, mamie s’inquiète, change des plats, répond à mes demandes, je devines plus exigeante et voilà… je crie quand je n’obtiens pas ce que je veux.

On dit que c’est l’âge des capricieux. Cela semble que c’est coïncide !!!

 

J’ai appris plein de choses au Vietnam. J’ai appris à parler mieux le vietnamien que papa. Je dis « di di » pour demander de sortir, je dis « bà » pour appeler ma grande mère. Je chante des chansons vietnamiennes à leur rythme et à leur intonation mais bien sûr, je ne peux pas prononcer clairement les mots. Je montre à grand père pour dire qu’il faut qu’il chante avec moi. J’applaudis pour chanter en rythme. J’imite les bruits des animaux que je trouve dans le CD des chansons et surtout au village natal de maman. Comment j’ai crié de joie de les voir en vrai, tous ces canards, ces buffles, ces vaches, ces coqs, ces chats, ces chiens….

 

Puis, après l’arrivée de papa, je reste malade encore peu de temps puis ça commence à se soigner pendant 10 derniers jours du séjour. Et là, on ne compte pas. Le temps de profiter, de complicité, de s’amuser, de sentir du bien pour toute la famille…  Je sais que ce sont mes parents car il n’y a pas d’autres pareils qui me gâtent ainsi. Et la séparation était si dure, à l’aéroport… Une séparation qui touche beaucoup à ma mère depuis longtemps !!! à bientôt Vietnam, pour la prochaine fois, très proche !!!!

 

Je suis revenue donc en France depuis 3 semaines. Je ne prends pas beaucoup de poids ce mois ci mais 2 cm de plus. Et voilà, je deviens un pré mannequin.

Et je continue sur une très bonne voie mes vocabulaires. Je l’y ajoute : de l’eau, poupée, pied, bà, « di di », miam miam, caca, pipi, attends, encore, regarde, tiens, coucou, muhhhhhhh, miao, waouh waoap, coin coin, …

 

Je commence à reconnaître aussi des gens sympathiques et des antipathiques.

Si j’étais plus grandes, je serais super triste en sachant que je dois dormir dans une baignoire au lieu dans un lit car l’on refuse de régler pour moi. Tandis qu’au Vietnam, j’y étais pour seulement 1 mois, je suis bien équipée de la baignoire au lit et même la clim !!! Mais bon, des fois, la vie est comme ça. Et pour dire que c’est une proche !!! Cela ne promet pas trop. Et quand on se demande: de quoi Paris est charmant et attirant???

     Poids de Julie : 9,9   kg.

     Taille de Julie : 82 cm

Dernier blog avant de rentrer au Vietnam, avant de passer des vacances pour 5 semaines,. Quand même il faut travailler un peu avant de se reposer. En plus, ça promet que le blog de mes 18 mois, (1 an et demi) va être en retard. Ce mois ci, comme maman travaille, elle n’a plus beaucoup de temps pour s’en occuper de moi, donc, je décide … de tomber malade. Oui, après une nuit chez mes grands parents, je rentre avec une otite. Tellement fiévreuse que le lundi, la directrice de la halte a appelé maman pour qu’elle rentre me récupérer. Puis pour s’enchainer à la joie, je rattrape une varicelle. Même si que c’est une petite avec une dizaine de boutons, (2 sur le visage, 2 sur chaque cuisse, 2 sur le bras gauche, 2 sous la fesse et un au dos), je dois rester à la maison aussi. Donc, une course totale pour parents, prendre des congés que papa appelle EM (enfants malades) puis de rester à la maison le vendredi pour profiter maman. Puis la course pour faire la cuisine, le diner pour les grands parents qui doivent me garder, faut aller chercher les médicaments, faut faire plus de toilettes le matin t le soir avec le septivon et le biceptine… Bref, plein de choses pour ne pas s’en lasser dans la vie. Et puis, avant de partir, il faut faire aussi le contrôle de ma jambe, super, j’ai deux jambes super arquées. Il faut faire attention quand je m’assois, pas sur les genoux pendant 2 ans !!!

 

Ça suffit de se plaindre. Un peu de choses rigolotes. Maintenant, j’essaie de danser à la mode de papa, 1,2, 1,2, 1 pied gauche en haut, 1 pied droit en haut et ainsi de suite.  Et je danse en même temps de boire, et bup, je case ma figure avec le biberon ;-). Je commence à manger toute seule, surtout mes desserts, mes yaourts, et les fruits, je mange comme les grands, sans décortiquer.

Maintenant, ma pyramide en cube, je sais faire toute seule aussi, sans tromper l’ordre des grands et des petits. J’arrive aussi à mettre la forme du « cœur » dans son trou prévu dans le jeu d’encastrement. J’adore maintenant à me grimper partout, surtout sur mon lit à barreaux. Puis, je ne sais pas descendre. Devine ce que je fais en suite ? Je … pleure pour appeler de l’aide !!!

Pour mes victoires, j’ai réussi à faire égarer mon doudou, d’autant plus que maintenant je le réclame toujours en disant « nounou ». On se demande si je dis nounours ou nounou pour ma nourrice ? Par contre, je dis très clairement et distinctement « gâteau » aussi. Les vacances arrivent, prions pour qu’il se passe bien la bas, que je ne rattrape rien comme des cochonneries maladies. Je compte à l’envers : J-5 avec maman et J-19 pour papa. Courage papa !!!!