Dimanche 5 juillet 2009
Écrit en 1943, ce roman est le premier d’une longue série mettant en scène Nestor Burma, le privé de Paris. Il scelle la naissance du roman noir à la française, cocktail de suspense, d’humour, de poésie et de réflexion sociale.

120, rue de la Gare.jpgRésumé : C’est la guerre. Le détective privé Nestor Burma a été fait prisonnier. Loin de son cher Paris, il se morfond derrière les grilles d’un stalag. Un soir, un détenu amnésique meurt dans ses bras en lui laissant un message : “Dites à Hélène… 120, rue de la Gare…” Hélène ? Sa secrétaire chérie ? Burma est intrigué ! De retour en France, il retrouve son ami Colomer mais celui-ci est abattu à ses pieds juste après avoir mentionné cette même adresse ! Le détective de choc se met en quête ! Au prix de quelques coups, pansés avec un humour à toutes épreuves, il rassemble, entre Lyon et Paris, dans ce climat si particulier de fin de la guerre, les pièces éparses d’une formidable intrigue !



L’auteur restitue bien l’époque de l’occupation allemande, l’attitude du Maréchal Pétain et la réaction populaire des Français pendant cette période trouble.

Cette première aventure du détective privé Nestor Burma est palpitante. Le style est vif. Cocktail de suspense, d’humour, de poésie et de réflexion sociale, ce roman policier à énigme se dévore.

Léo Malet est bien le père du roman noir tricolore. Incontournable !

Note : 4/5

Ce roman a été adpaté au cinéma et en bande-dessinée.