Lundi 14 mai 2007
La Princesse de Clèves fut publiée en mai 1678, sans nom d'auteur, chez l'éditeur Claude Barbin. Ce roman fut par la suite attribué à Mme de Lafayette. Cette œuvre est considérée comme le premier roman moderne de la littérature française.

Résumé : "La Princesse de Clèves" nous apparaît comme une véritable esquisse de Proust, mais une esquisse très savante et très poussée avec le jeu des salons et le jeu beaucoup plus complexe de l'esprit et du coeur. Kléber Haedens (Source : Garnier Flammarion) 

Jeune épousée de monsieur de Clèves, la princesse s'est engagée à un mariage de raison, obéissant aux recommandations sévères de sa mère, madame de Chartres. Quand soudain, au cours d'un bal, le duc de Nemours parait… Leurs yeux se rencontrent, la passion naît. Mais la princesse de Clèves se doit à son rang, à son éducation, à l'image qu'elle a d'elle-même. Elle ne cédera pas au désir. Jalousie, douleur, frustration, les romans d'amour soufflent des souffrances exquises… pour le lecteur. (Source : Le Livre de Poche)



Il est relativement difficile de rentrer dans ce roman. Tant au début, les intrigues de salon et la galerie de portraits dressée par Madame de Lafayette sont fort détaillées et peuvent s'avérer un peu rébarbative pour le lecteur moderne, de même que sa langue est un peu austère.

Néanmoins, l'analyse psychologique est d'une vraisemblance résolument novatrice et rachète l'invraisemblance de certaines scènes. En outre, l'exploit de faire naître tout un roman d'une intrigue aussi ténue, pratiquement sans action, fait de La Princesse de Clèves un ouvrage d'autant plus pathétique que les personnages laissent peu d'emprise aux événements extérieurs et se condamnent eux-mêmes.

Ce roman décrit avec beaucoup de minutie les étapes du sentiment amoureux chez les trois personnages, ses effets sur leur comportement et la lutte de la princesse pour ne pas trahir les préceptes maternels.

Peinture d'une âme tourmentée érigée en symbole de vertu, ce roman essentiellement psychologique de Mme de Lafayette demeure l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature amoureuse.

Note : 3/5