14 Janvier 2011 : 6 mois
– Poids de Margaux : 6,75 kg. Je prends 0,750 kg
– Taille de Margaux : 62 (j’ai grandi de 2 cm).
– Tour crânien : 42.8 cm (j’ai grossi de la tête 1,3 cm).
Je me suis dit que maman n’écrit pas beaucoup des notes pour moi. Et je sais qu’elle
22/01/2012 : je me retourne toute seule. C’était aussi le réveillon de l’année du dragon. Mais depuis que je sais me retourner, je deviens soudain désagréable, je pleure toute la journée. J’ai peur que maman me laisse toute seule. Je commence être jalouse avec ma grande sœur. Si maman joue avec elle et ne s’intéresse pas à moi, je fais mon foin, je pelure pour l’embêter. Du coup, maintenant, il faut qu’elle me consacre aussi du temps, pour de vrai, pas comment avant, juste pour me changer, pour me nourrir. Non, je suis aussi une vraie personne qui a besoin des câlins et des intentions. Pas question qu’elle ma balance dans le lit pour que je m’endorme toute seule pour qu’elle soit tranquille à faire la cuisine, à faire les ménages, à jouer avec Julie. Je ne suis pas la dernière carotte. Et la nuit, elle reste à côté de moi quelques temps, ce sera largement suffisant pour que j’aie une bonne et longue nuit…
Parlons de la nuit, il faut dire que je suis très sage de faire mes nuits. Je commence à tenir 6h de sommeil vers 2 mois et petit à petit jusqu’à mes 6 mois, je dors déjà comme un grand, je tiens de 20 à 8 du lendemain.
A l’inverse de mes sommeils, pour mon côté de manger, j’étais moins sage plus têtue ou maman ne savait pas s’y prendre pour me comprendre. Bref, il me fallait presque 3 mois pour que j’accepte le biberon et abandonner les seins de maman. Mais c’est drôle, une fois j’ai adopté le biberon, je ne reviens même plus du tout au sein de maman. C’est catégorique pour maman. Et dire que j’ai accepté au moment que j’étais hospitalisée une semaine pour commencer l’année 2012, personne n’y croirait. Oui, c’étais un moment difficile pour tout le monde, le 1er janvier, j’étais hospitalisée pour la bronchiolite et une otite qui font bien infecter mes poumons. Julie est revenue à l’école après 2 semaines de vacances et il faut qu’elle attaque très dur en toute journée tandis qu’elle s’habitue avec les demi-journées seulement. Et papa doit la chercher et s’en occuper d’elle et la maison pour que maman reste avec moi à l’hôpital. Mais bon, après, j’ai pris le biberon comme un grand et je me ressemble à ma sœur qui voulait tenir très tôt son biberon toute seule… Et depuis j’ai commencé aussi la diversification qui m’amusait beaucoup plus. Et j’ai accepté plus facilement que la transition sein-biberon.
Côté d’éveil, j’étais toujours très en avance avec le toucher, l’ouïe ; je rigole à éclat, je papote comme un chat, j’attrape tous sous ma main, je les tiens et je les mange. Je suis souriante quand on me parle. Mais je suis un peu déjà en phrase « la peur du 8e mois ». Car je m’habitue trop à être à la maison avec maman ? Maintenant, je veux me tourner partout, même sur la table à langer… Je commence à m’énerver pour attraper des choses loin devant moi car j’essaie à avancer sans succès. Mais le problème qui se pose c’est qu’une fois sur le ventre, je ne sais plus revenir sur le dos… Mes jeux préférés : tirer la langue mais bien courbée et cracher comme un crapaud, manger les livres, tirer à toute force le mobile. Oui, je m’intéresse beaucoup à des mobiles…

14 Février 2011 : 7 mois
– Poids de Margaux : 7.3 kg. Je prends 0,550 kg
Taille de Margaux : 64 (j’ai grandi de 2 cm).

ça fait 17 jours que je suis hospitalisée et 12 jours que tu es née. Je me demande si j’écris quelques choses pour toi, ma petite ? Car ton accouchement et ma 2e grossesse marquent trop de cauchemars…
En ce moment là, tu dors paisiblement à côté de moi mais le temps précédent, où tu étais encore dans mon ventre, c’était un temps orageux. Et tu es si sage, ne se plaint de rien, même si je m’en occupais de moi, de toi beaucoup moins qu’à l’époque où j’étais enceinte de ta sœur… Beaucoup de raisons pour que je ne trouve pas le temps de te parler, à part la nuit, avant de dormir. Le déménagement, les sorties avec Julie, les travaux de l’appart, et le fait que je ne suis pas vraiment prête pour t’avoir, juste pour faire plaisir à ton père qui voulait les deux enfants rapprochés…

J’avais très très mal au dos, à gauche, tellement que je ne pouvais pas bouger et j’ai vomi de la douleur. Je me demandais, peut être j’ai fait trop d’effort pour emmener Julie partout, pour compenser pour elle avant ton arrivée car je sais que je ne pourrai pas m’en occuper d’elle quand tu seras là car tu es plus petite, tu demandes plus de soins. Le soir, j’ai tellement mal, j’ai senti quelque chose anormale, j’ai décidé d’aller à la maternité. Manque de peau, avec ma douleur incroyable, il pleuvait quand je suis descendue. Et j’ai vomi encore devant la station d’essence. Le patron de cette station m’enguellait comme si j’étais une ivre !!! Seulement quand j’arrivais à me lever, il voyait mon ventre et il a arrêté.
15 min dans le bus est longue avec ma douleur. Quand je suis arrivée à la maternité, en m’examinant, ils m’ont dit que le col est un peu raccourci et est ouvert 1cm, il faut que je reste mais ils n’arrivent pas à trouver la raison de ma douleur, à part de me donner les calmants et le spasfon. Puis papa et Julie arrivent nous rejoindre quand je suis entrain piquée le corticoïde pour renforcer ton poumon au cas où tu sors tôt… Puis en voyant notre famille et ma douleur régressant, ils acceptent que je rentre à la maison mais en revenant encore le lendemain pour contrôle et 2 prise de corticoïde… Tu avais 33 semaines et 3 jours… Je me sens soulagée que ma douleur n’a rien à voir avec ton accouchement, tu peux rester encore au chaud dans mon ventre….
Dimanche le 10/07/2011
La nuit, j’avais encore mal comme la veille. Je n’arrivais pas à m’en dormir. Je prenais encore les calmants qui m’aidaient à passer la douleur. Puis à 11h du matin, encore une douleur incroyable, constante, et dure jusqu’à 14h, je ne pouvais plus, j’ai appelé un médecin urgent à domicile… qui est super nul, est capable de prendre notre téléphone pour téléphoner à la maternité pour leur dire qu’il faut que j’y aille les voir plus tôt. Puis, il partait avec un chèque de 50 eur sans donner plus de détails de diagnostics…
J’attendais quand même mon rendez-vous avec ma douleur, pour passer le plus de temps possible avec ton père et Julie. Et j’ai vomi encore, puis suis allée à la maternité pour le 2 corticoïde. Mais là, après une perfusion pour anti douleur qui ne marchait pas, l’interne est venu me voir en écho et a découvert que j’ai un calcul dans le rein gauche, qui le fait dilaté. Le verdict d’hospitalisation sans être prévenue comme quand j’étais enceinte de ta sœur revient…
A 22h du soir, j’appelle papa pour lui dire que je ne rentre plus et puis je suis emmenée dans une chambre de grossesse à gros risque… J’étais tellement triste, je ne comprenais pas pourquoi les autres femmes n’ont aucun problème pour la grossesse et l’accouchement et moi, à chaque fois, je vous mets en danger d’être prématurées ?
Et cette nuit là, ma colique néphrétique est au plus haut point, tellement que les 2 fois de perfusions de morphine ne marchaient plus. La maternité a décidé d’appeler le service d’urologie pour m’opérer dès le lendemain matin…
Lundi le 11/07/2011
Je suis transférée en urologie par les ambulanciers (ils me connaissent tous à force des allers retours). Tout passe très vite, papa ne pouvait même pas me retrouver avant mon opération, pourtant, j’en ai besoin cette présence. Tous mes souvenirs de cette première opération sont très flous. Ils me font dormir après m’avoir mis une casque d’oxygène sur le nez… Une demi- heure après, j’étais dans la salle de réveil toute sombre. Je sanglotais à ce moment là, tellement que la dame de la salle de réveil a appelé papa. Pleins de vieux sur les lits comme moi, comme les morts. Je me sens très incapable… Par contre, le fait de mettre une sonde double J de 20cm dans mon ventre me soulageait un peu.
Mardi le 12/07/2011
Je commençais à m’en avoir marre la personne dans même chambre de moi. Elle n’a rien comme risque de grossesse mais elle prie l’hôpital pour y rester, pour en profiter, pour éviter de rentrer à son appart à 6e étage sans ascenseur. Le pire, elle tchatte tout le temps en voice à haute voix jusqu’à la nuit, et je n’arrive pas à supporter avec mes douleurs. En plus mes contractions arrivent… toutes les 10 minutes.
Jeudi le 14/07/2011
Toutes les deux nuits de mercredi et jeudi, je n’arrivais pas à m’endormir avec les allers retours des sages femmes car mes contractions étaient de plus en plus efficaces et rapprochées. Ça commençait à ouvrir davantage mon col… Mais je ne sais pas si parce que j’ai déjà accouché une fois ta sœur, ou la douleur du rein fait fausser mes douleurs de contractions. J’ai supporté les dernières en espérant que c’étaient des fausses et que tu resterais encore au moins 2 semaines dans mon ventre. Le matin, papa emmène Julie nous voir et pas avec ta valise. Il m’a dit : « Mais tu ne vas pas accoucher cette semaine ! ». Oui, je ne le voulais pas non plus, mais je sentais un doute… Mais je voulais tellement croire que la perfusion empêchant les contractions marche aussi bien que celle qu’on m’avait faite à 6 mois de grossesse de ta sœur… Et je me demandais où j’ai trouvé la force pour supporter toutes ces douleurs ??? Oui, l’espoir que tu restes encore dans mon ventre me donne ces forces et m’efforce à me mentir moi-même.
Le midi, lors d’un examen, l’interne me disait : « votre col est effacé, et ouvert 3 cm. Il faut préparer à accoucher, je préviens la salle d’accouchement en bas ! ». Je lui ai dit que non, je n’y croyais pas car j’ai réussi à garder ta sœur 2 mois de plus avec l’ouverture de col de 3cm aussi.
Et à partir de ce moment là, je ne voulais plus qu’on me touche, tu ne peux pas sortir maintenant. Monitoring était toujours sur mon ventre, toute la journée… Les sages femmes viennent me voir toutes les demi-heures…Ils me changent en chambre individuelle et m’obligeaient à me reposer pour te garder. Mes contractions deviennent de plus en plus douloureuses mais je serre les dents et n’ai appelé personne. Puis, j’avais une contraction juste au moment où la sage femme est venue. En me regardant de tortiller sur mon corps, elle a dit « mais c’est bizarre quand même vos contractions, je vais vous examiner ». Puis, elle est est sursautée en me disant : « «C’est déjà ouvert 8cm, vous n’allez pas accoucher dans votre chambre ! ». J’ai pleuré et j’ai peur, j’ai appelé ton père très vite. Et là, tout e monde court pour me faire descendre à la salle d’accouchement…
Dans la salle d’accouchement, tout allait très vite aussi, ils préparaient tous les ustensiles, m’a posé la péridurale puis m’a dit : « c’est déjà ouvert 10 cm, il faut appeler votre mari ».
17h40, le sage femme perce la poche des eaux et 17h42, je sens ta tête dehors puis tout ton corps est sorti. Puis le sage femme dit « le voilà, c’est un accouchement TGV ». ET moi, après, je l’ai nommé TGV de crevette car papa t’appelait toujours la crevette ! ET maintenant, je crois aux histoires dans des potins magazines qu’il y a des femmes accoucher chez elles ou dans la voiture, sur la route… Ma belle, tu es si crevette mais tu faisais peur à tout le monde !!!
Mais les cauchemars continuent, je devais m’opérer encore 2 fois pour cette maudite sonde double J. Et je ne pouvais pas m’en occuper de toi les 5 premiers jours.
Histoire du 17h42 le 14/07/2011
Tu pleurais très fort à ta sortie, plus fort que ta sœur. Et le sage-femme dit à ton père de couper ton cordon. Les ciseaux ne sont pas très bien ou papa est encore sous le choc, il n’arrivait pas. Puis, ils nous ont demandé ton prénom pour faire un bracelet. Papa me regardait et on se rigolait car tu es venue trop vite, on a réfléchi ton prénom mais n’a pas encore décidé définitivement. Et là, il faut décider entre Chloé, Laetitia, Margaux ou Margot ? On a dit donc Margaux après un instant de réfléchir. Puis, l’équipe est super sympa, nous a autorisé de faire rentrer Julie te voir. Ta sœur était super contente de te voir et adopte tout de suite ton prénom : « Margaux, ma petite sœur » a dit elle. Nous sommes assurés pour ton prénom. Tu es si petite, mon dieu mais de chance, tu tétais très fort et très bien dès le départ. On ne peut pas avoir que des problèmes !!! Je n’ai pas pleuré à ta naissance mais je suis très heureuse de t’avoir, ma chérie.
Puis, papa rentre avec Julie. Je reste toute seule avec toi. Cette nuit là, je ne pouvais pas dormir non plus, cumule avec les 4 nuits précédentes blanches qui continuent dans les jours suivants… Je ne pouvais pas t’admirer toute la nuit comme je souhaitais, ça coupait par les nouvelles douleurs…. J’ai peur un baby blues…
A la naissance :
Tu mesures 45,5cm
Tu pèse 2,2 kg
Ton tour fontanelle est de 31 cm.
Vendredi le 15/07/2011
J’avais encore mal au dos comme la semaine précédente. Les internes m’ont envoyé donc encore dans le service d’urologie pour faire un uroscanner. Et cela signifie donc que tu es encore gardée par le service de la maternité. Pourtant, j’ai plein de colostrum à te donner qui devait être tiré et jeté pour 6h …
L’uroscanner est comme une machine pour brûler le corps des morts ;-). Et le résultat de ce dernier est sombre. Ma sonde double J est tombée, ce qui provoque mes douleurs la veille. Je me demande quelle étoile brille ce mois ci, pour mon mois de naissance et le tien aussi ?
Donc, une nouvelle opération est programmée pour le lendemain matin.
Samedi le 16/07/2011
Aujourd’hui, mon lait est transformé un peu en blanc, le signe de l’arrivée de lait. Tu m’as tétée seulement « ou 4 fois depuis ta naissance mais j’ai la montée de lait plus vite que pour ta sœur.
A chaque opération, je devais être à jeûne depuis la veille. LE pire c’est de ne pas pouvoir boire. Et ils ont reporté mon opération à l’après-midi…
Enfin, je pouvais rentrer dans salle d’opération qui était comme salle d’opérations des animaux… Mais quand l’anesthésiste m’a demandé si je désirais l’anesthésie locale ou générale, j’ai eu du courage pour choisir local en pensant que je pouvais t’allaiter après mon opération et je pouvais contrôler ce qu’ils faisaient sur mon corps. (avec anesthésie générale, il faut jeter du lait 24h après l’opération). Mais j’ai eu tort, l’anesthésie locale me fait subir encore des douleurs et des cauchemars. On a pu me piquer sur ma colonne vertébrale au bout de 3e tentative car c’est même endroit qu’on m’avait piqué pour ton accouchement. Puis, j’avais encore une crise néphrétique quand la nouvelle sonde monte au dos … Encore la morphine en perfusion. Puis encore la salle de réveil toute noire avec cette fois ci un monsieur qui chie à côté sur son lit et ça sent mauvais dans toute la salle.
14 Août 2011 : 1 mois
– Poids de Margaux : 3,030kg. Je prends seulement 800g depuis la naissance
– Taille de Margaux : 48 (j’ai grandi de 2,5 cm).
– Tour crânien : 34 cm (j’ai grossi de la tête 3 cm).