Le miroir aux alouettes (Michel ONFRAY)

Le miroir aux alouettes (Michel ONFRAY)

Principes d’athéisme social

Résumé : Ceci est, d’une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d’athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent.

Ceci est, d’une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d’athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l’athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l’islam en voltairien ; de la nécessité d’en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d’une anarchie positive. (Source : Plon)

 Brève encyclopédie du monde - 01 - Cosmos

Brève encyclopédie du monde – 01 – Cosmos

Vers une sagesse sans morale

Résumé : Qu’est-ce qui réunit la mort d’un père sous un ciel sans étoiles, un jardin d’enfance, l’enfouissement d’un spéléologue, les fragrances d’un champagne de 1921, le hérisson des tziganes, la coquille d’un mollusque, l’anguille des Sargasses, un ver parasite, le vin biodynamique, la poésie des peuples sans écriture, un masque africain, des haricots sauteurs, des acacias qui communiquent, un philosophe zoophile, des végétariens exploiteurs de poules, des porcs en batterie, des toréadors habillés en femmes, un curé athée, un matérialiste mort d’une indigestion de pâté de faisan, une peinture pariétale, un alignement de pierres, une fête du soleil indienne, une église catholique, les anges et les comètes, les trous noirs, un haïku, une toile d’Arcimboldo, le Land Art, la musique répétitive, entre autres fragments d’une Brève encyclopédie du monde ? Le cosmos. Cet ouvrage, dont Michel Onfray écrit qu’il est « son premier livre », propose une philosophie personnelle de la nature. Contempler le monde, comprendre ses mystères et les leçons qu’il nous livre, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, telle est l’ambition de Cosmos, qui renoue avec l’idéal païen d’une sagesse humaine en harmonie avec le monde. (Source : Flammarion)

Mardi 17 juin 2008
Docteur en philosophie, professeur de terminale dans un lycée technique de Caen, Michel ONFRAY développe dans ses nombreux ouvrages un hédonisme teinté d’anarchisme.

Le Désir d'être un volcanRésumé : Les pauvres peuvent-ils être libertins ? Quelles leçons sur les hommes un chat peut-il donner ? Dans quelles circonstances Socrate va-t-il à l’abattoir ? Que disent les prostituées aux philosophes ? Quid de la pourriture de l’oeuvre en soi ? Quelles relations entre stupre et stupeur ? Quelle âme ont les pousse-pied lisboètes ? Comment vivre au pied d’un volcan ? Mondrian aide-t-il à comprendre Venise ? Qui préférer : Eve, Pénélope, Carmen ou Marie ? Y a-t-il une date pour le suicide d’un nietzschéen ? Que serait une philosophie du panache ? Où peut-on légalement brûler des ouvriers ? Dans quelle ville est la tombe du prince des dandys ? Que peut-on écrire du corps de son père ? En quelle compagnie Maître Kant erre ? Y a-t-il une raison moléculaire ? Qu’est-ce que le syndrome de Gênes ? Quelles mythologies comparées pour l’eau ou le pétrus ? De quelle façon peut-on fixer des vertiges ? Quel écrivain désirait être un volcan ? Comment sculpter de l’énergie ? Faut-il remplir les cercueils de livres ? Une érection peut-elle être un auxiliaire de connaissance ? Don Juan a-t-il trouvé son inspiration capitale dans les arènes ? Que veulent les femmes ? Le libertinage est-il toujours de droite ? Qui a écrit Ainsi parlait Tarass Boulba ? Madame Claude a-t-elle lu Baudelaire ? Où peut-on visiter le cimetière des plaisirs ? Comment peut-on aimer Diogène et de Gaulle ? Pourquoi les pessimistes sont-ils des poseurs ? A quoi ressemble l’odor di femmina ?

Sur tous ces sujets, Michel Onfray apporte ses réponses – qui sont autant de chapitres de ce livre qui peut, et doit, être lu comme un journal hédoniste. (Source : Le Livre de Poche)



Dès la préface, M. Onfray explicite son livre et son dessein : faire l’ébauche de ce que René Char appelle « la parole en archipel ». On peut donc butiner les chapitres à son rythme et à son gré. Et c’est ainsi que ce roman doit être lu et abordé, car plein de petits essais courts et percutants, il se révèle extrêmement foisonnant mais assez ardu. Le vocabulaire est très riche.

Les références en tout genre : musique, architecture, littérature, peinture, vin… sont nombreuses, sans être pédantes. Elles incitent plus particulièrement à réaliser des recherches pour approfondir les sujets.

Michel Onfray expose son aversion pour tout ce qui fait obstacle à l’hédonisme. Il célèbre le plaisir sous toutes ses formes, ses passions charnelles et intellectuelles, les deux se confondant dans un amour de la vie que l’auteur arrive à transmettre à chaque ligne.

Note : 3,5/5

Vendredi 10 février 2006
Le philosophe part en guerre contre les religions. Il fustige leurs promesses absurdes, leur esprit de soumission, leur haine du corps, des femmes et de l’intelligence. Décapant !

Traité d'athéologieRésumé : « Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l’intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d’un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l’obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l’au-delà, l’ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l’épouse et la mère, l’âme et l’esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré…  » En philosophie, il y eut jadis une époque  » Mort de Dieu « . La nôtre, ajoute Michel Onfray, serait plutôt celle de son retour. D’où l’urgence, selon lui, d’un athéisme argumenté, construit, solide et militant.


Pourquoi un tel succès ? A vous de répondre

Face au retour du religieux et des intégrismes, le philosophe rebelle monte au créneau. Textes en main, il passe au crible les trois monothéïsmes, judaïsme, christianisme et islam. Il pointe et dénonce leurs promesses absurdes, leur esprit de soumission, leur haine de la raison et de l’intelligence, de la liberté, de la sexualité, des femmes et du plaisir…

Documenté, brillant, décapant ! Ecrit dans un style limpide, accessible à tous, voilà un essai qui fera grand bruit et remporte un énorme succès. La charge est violente. Certains la jugent outrancière, d’autres pas… Athées ou croyants, à vous de juger.