Trăm năm trong cõi người ta

NGUYễN Du

NGUYễN Du

Trăm năm trong cõi người ta
Chữ tài chữ  mệnh khéo là cợt nhau
Trải qua một cuộc bể dâu
Những điều trông thấy mà đau đớn lòng.


De tout temps, dans le monde des hommes,
Le génie et la destinée sont toujours en lutte
Et dans le court espace d’une vie
Tout ce qui s’offre à notre vue est sujet de souffrances.

NGUYễN Du

Kiêu (Nguyên Du)

Mercredi 9 août 2006
Kiêu, les amours malheureuses jeune fille vietnamienne 18e siècle
Cette oeuvre de 300 vers est considérée unanimement comme un joyau représentatif de la littérature vietnamienne.

KiêuRésumé : Fille d’une famille respectable de condition moyenne, Kiêu sacrifie son amour et se vend afin de sauver son père emprisonné pour dettes.
Elle évoquait
par son regard les reflets des lacs en automne
par ses sourcils la parure des bois au printemps
Les fleurs en pâlissaient de jalousie
Le saule pleurait de n’avoir son élégance.


C’est la sampanière qui chante la beauté de Kiêu dont les amours malheureuses n’ont jamais cessé d’émouvoir le coeur des femmes du Vietnam.

Dans le Vietnam d’autrefois, les hommes du peuple, pourtant illettrés, en savaient de longs passages par coeur. Et les lettrés nourris des classiques, esthètes intransigeants, aimaient ce poème qui avait le goût du fruit défendu.
Kiêu, inscrit dans la plus pure tradition des chansons populaires dont elle a gardé la souplesse, le caractère réaliste, la richesse en images et en coloris, a désormais une large audience et une place particulière dans la littérature vietnamienne car ses qualités littéraires montrent une variété et une perfection incomparables.

Par son oeuvre d’un grand réalisme, Nguyên Du (1765-1820) a aussi eu le mérite de dénoncer violemment le féodalisme oppresseur et corrompu de la société vietnamienne du XVIIIème siècle.