La petite marchande de vermicelles

Mardi 28 août 2007
Nguyên Quang Thiêu travaille à Hanoi où il est journaliste mais il vit et écrit à Ha Dong. Un devin lui a prédit que si un jour il quittait son village natal, il deviendrait grand mandarin, mais que son inspiration littéraire se tarirait… Alors, Nguyên Quang Thiêu n’a pas hésité : être un grand mandarin ne le tente guère, quant à ne plus écrire…

Résumé : “Noyant toute détresse et bruissante de vie, l’eau accompagne tout. En l’effaçant, elle lave aussi de toute révolte mais engloutit l’espoir. A l’image du fleuve, large et majestueux, l’écriture coule comme une douce mélopé qui, inlassablement, régénère.” Notes bibliographiques

“Un véritable bijou que ce recueil de nouvelles écrites par un jeune auteur vietnamien. Nguyên Quang Thiêu n’a pas son pareil pour évoquer en touches fines les badamiers qui auréolent de leur ombre la route principale de son village. Et de puiser dans les récits de sa mère pour raconter la vie de maintenant et d’alors dans le monde rural des environs d’Hanoi, telle la belle destinée de la Petite marchande de vermicelles.” Kiosque

“C’est plus sensible qu’un récit de voyage, pas plus épais qu’un guide.” Jalouse

Nguyên Quang Thiêu, écrivain, est rédacteur en chef de la Revue littéraire, section jeunesse, à Hanoi. (Source : l’aube)


Ce recueil est composé de 8 courts textes, où sensibilité et poésie nous transporte. Ces nouvelles poétiques et parfois tragiques sont presque toujours traversées par le fleuve Day qui arrose Ha Dong, petite ville natale de cet auteur vietnamien, fier d’y trouver encore toute son inspiration.

On retrouve dans ce recueil des thèmes de la littérature vietnamienne contemporaine, mais en pointillés, car l’évocation de la vie campagnarde domine. L’auteur propose avec une sincérité et une tendresse de tous les instants des histoires sur la vie du petit peuple paysan.

L’auteur décrit un univers lyrique, parfois même onirique, où le rêve tient une place prépondérante. Certaines nouvelles sont à la frontière du conte, voire du fantastique, et sont assaisonnées d’une bonne dose de cruauté.

Le style est sans fioritures, et l’auteur arrive à nous faire plonger sans aucune difficulté au coeur d’un Viêt-nam plein de superstitions, de peines et de joies toutes simples !

Une écriture violente et poétique pour raconter la vie quotidienne de ce Viêt-nam qui revit. Des nouvelles belles et poignantes, délicates et légères comme un murmure, un souffle de vie et livrées avec beaucoup de pudeur où les silences sont tout aussi importants que la parole.

Note : 5/5