L'homme qui voulait être Roi et autres contes cruels (Rudyard KIPLING)

Mercredi 22 juillet 2009
La première nouvelle qui donne son titre au recueil inspira un film inoubliable où Sean Connery incarnait L’Homme qui voulait être roi.

L’homme qui voulait être RoiRésumé : À juste titre l’une des œuvres les plus célèbres de Kipling, L’Homme qui voulait être roi est écrit dans la plus pure tradition du récit d’aventures. L’attrait de l’inconnu, représenté par les villages perdus de l’Afghanistan, le rêve démesuré d’y fonder un royaume, la fascination d’un monde de sauvagerie, la folie, enfin, d’un rêve colonial poussé jusqu’à la caricature, acquièrent ici une force mythique.
Les autres nouvelles de ce recueil évoquent non sans ironie la communauté anglaise en Inde (Le Germicide, Fausse Aurore), la fascination pour la morbidité orientale symbolisée par l’opium (La Porte des cent douleurs), l’attrait du surnaturel et du fantastique (Le Pousse-pousse fantôme).
Tout l’imaginaire flamboyant de Kipling.

“Daniel Davrot est un Anglais très distingué qui traîne dans les Indes, au temps de l’Empire britannique. Il a une barbe rouge et il est un peu fou. Il a envie d’être roi. Il prend la route du Kafiristan, une contrée sauvage au nord de l’Afghanistan et ça marche. Il devient roi. C’est le paradis. Ensuite, ça ne marche plus. Il a le cou coupé. Rarement, l’auteur du Livre de la jungle aura été aussi drôle, aussi cocasse que dans ce conte qui fut porté à l’écran par John Huston, le grand Sean Connery étant le roi du Kafiristan. Huit autres récits sont offerts dans le même volume. Huit chefs-d’œuvre.” Gilles Lapouge

A propos de l’auteur
Écrivain anglais né à Bombay en Inde, en 1865, Rudyard Kipling est l’auteur de romans, poèmes et nouvelles qui ont essentiellement pour toile de fond l’Inde et la Birmanie sous la domination britannique.
Fils du conservateur du musée de Lahore, il écrit très tôt pour divers magazines. Après de nombreux voyages en Asie et aux États-Unis, il s’établit définitivement en Angleterre. Ses ouvrages pour la jeunesse connaissent dès leur parution un énorme succès, notamment Le Livre de la jungle, Le Second Livre de la jungle, Histoires comme ça et Puck, lutin de la colline. Il est également l’auteur du roman Kim, de poèmes comme Mandalay et If et de nouvelles, dont L’Homme qui voulait être Roi.
En 1907, il reçoit, à quarante-deux ans, le prix Nobel de littérature. Il meurt à Londres, le 18 janvier 1936.

(Source : France Loisirs)



Ce livre est excellent : il reprend le volume “Un taureau intelligent” suivi de “L’homme qui voulait être roi”.

Cependant, les problèmes sont sur la jaquette de cette édition. Le commentaire de Gilles Lapouge semble concerner “L’Homme qui voulut être roi” (Mercure de France et “Folio”), recueil disparate qui comprend neuf nouvelles. Cela n’a rien à voir avec cette publication qui ne comprend que cinq nouvelles dont le seul point commun est la traduction (nouvelle) de “The Man who would be King” par Max Rives et la conjugaison “voulait” dans le titre. D’autre part, la quatrième de couverture de la jaquette est totalement incompréhensible car, à part “L’Homme qui voulait être roi”, le livre ne comprend aucunement les autres nouvelles mentionnées (Le Germicide, Fausse Aurore, Le Pousse-Pousse fantôme). Bref, c’est assez confus. Cela vient des découpages français des recueils qui ne reprenaient pas la composition originale. Et puis, c’est embêtant, les personnes qui ont rédigé les présentations n’avaient pas le vrai livre publié !

La nouvelle “L’homme qui voulait être roi” est un des plus purs archétypes du récit d’aventures. Ce chef d’oeuvre de Rudyard Kipling est une histoire aux rebondissements palpitants et une fable sur l’amitié, le pouvoir et l’ambition. 

Chacune de ces nouvelles apparaît comme une variation sur le thème de la cruauté.

Dépaysement, plaisir, frissons, et rires garantis.

Note : 3,5/5