Mercredi 4 février 2009
L’horreur d’écrire, le mal d’aimer. Un thriller psychologique qui orchestre avec un brio époustouflant tous les domaines où King excelle : secrets effrayants surgis de l’enfance, terreurs et obsessions, touche fantastique. Mais c’est aussi un superbe roman d’amour, son premier.

Histoire de LiseyTitre original : Lisey’s story

Quatrième de couverture : Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers laissés par Scott, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu’il fréquentait…
Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, boulversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l’amour. Un chef d’oeuvre.

“Stephen King a écrit, avec ce livre – qui fouille la douleur du deuil et de l’absence – le manque qui hante celui des deux qui reste. Un beau roman d’amour. Son premier.” Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles

“On ne peut qu’admirer l’aisance avec laquelle l’auteur s’empare d’un sujet difficile pour en tirer un grand roman populaire.” Baptiste Liger, L’Express

Auteur de plus de quarante romans, tous best-sellers mondiaux, traduits dans 32 langues, la plupart portés à l’écran, Stephen King n’a pas son pareil pour dresser un tableau réaliste et terrifiant de l’Amérique d’aujourd’hui. Ses grands romans, Carrie, Christine, Misery, Dreamcatcher…, font de lui le maître moderne de l’horreur.
Stephen King vit dans le Maine avec sa femme, la romancière Tabitha King. (Source : France Loisirs)

Mercredi 13 février 2008
Cellulaire est un roman de Stephen King paru en 2006 dont le titre original est "Cell".

CellulaireRésumé : Si votre portable sonne, surtout ne répondez plus.
L'enfer est au bout de la ligne.

Stephen King vit dans le Maine avec sa femme, la romancière Tabitha King. Il ne possède pas de téléphone portable. (Source : Le Livre de Poche)



Le slogan qui accompagne le dernier roman de King ne ment pas, mais ne dit pas la vérité. Oui, il s'agit bien d'un enfer lié au portable, mais ce n'est pas une histoire de suspense terrifique habituelle. Cellulaire est un roman de SF qui n'est

pas sans rappeler certains classiques paranoïaques inspirés par la guerre froide et les menaces nucléaires. L'idée de départ semble mince : un signal passant par les portables rend fous et sanguinaires dans l'instant ceux qui s'en servent. Les premières pages ouvrent sur une fin du monde très gore.

Nous retrouvons ici les combines habituelles de King pour faire basculer la vie quotidienne paisible en un véritable et crédible enfer : une utilisation des paranoïas de l'époque nourrie de détails de la vie quotidienne, d'actualités culturelles ou politiques les plus récentes, agrémenté d'un peu de bluff habile et de baratin informatique, de circonstance, crédible. L'ouvrage va suivre un groupe de survivants qui essaient de s'en tirer et de comprendre leur situation.
 
Cellulaire n'est pas une oeuvre majeure de Stephen King (comme pouvait être l'être "Simetierre", "Ca" ou encore "Le Fléau") ni même un roman aussi palpitant que "Dreamcatcher", mais reste tout de même un bon récit de terreur et d'aventures apocalyptique, présentant de sympathiques protagonistes, très attachants et luttant courageusement pour leur survie. Ce roman comporte également quelques passages vraiment excellents et angoissants à souhait, comme ceux se déroulant dans les heures qui suivent l'impulsion, ainsi que ceux où l'on nous révèle ce qui se passe dans le stade en pleine nuit avec les zombies, près de l'académie…

Cellulaire propose une marche des morts-vivants modernisée. C'est un redoutable roman d'horreur, simple et efficace, même si l'on reste un peu sur sa faim lorsque l'on ferme l'ouvrage. La lecture y est agréable, plaisante et les passages crus et sanguinolents feront frémir d'enthousiasme les amateurs du genre.

Note : 4/5

Lundi 3 septembre 2007
La Tour Sombre, suite directe du roman “Le chant de Susannah“, est le dernier tome de la série homonyme “La Tour Sombre”. Riche de nombreuses références à ses romans précédents, Stephen King clôt avec un souffle épique une quête complexe et foisonnante… l’accomplissement d’une vie, tout simplement.

La tour sombre - 07 - La tour sombreRésumé : Les retrouvailles du ka-tet de Dix-Neuf auront été de courte durée, car les pistoleros doivent à nouveau se séparer pour accomplir les deux tâches dont dépend le sort de la Tour Sombre : mettre fin à l’ignoble labeur des Briseurs détruisant les Rayons, et sauver l’écrivain Stephen King d’une mort programmée qui les condamnerait inéluctablement. Et ce n’est là qu’un prélude à l’affrontement avec Mordred – monstre hybride enfanté par Mia/Susannah -, le dernier héritier de la lignée d’Eld mais aussi du Roi Cramoisi… Lequel n’a pas dit son dernier mot. Pour Roland de Gilead, la Tour est à ce prix… un prix qu’il devra payer de tout son être, pour la survie de tous les mondes. (Source : J’ai Lu)

“La Tour Sombre est la Jupiter du système solaire de mon imaginaire.” Stephen King


Quelle terrible sensation que d’ouvrir un livre en sachant qu’une fois la dernière page tournée, tout sera fini ! On hésite, on temporise, mais finalement l’appel de la Tour est trop fort, alors on y va et on se laisse embarquer par le récit, toujours aussi fort et puissant. On contemple les paysages, on savoure ces derniers instants passés avec le ka-têt, on se laisse fasciner par le déroulement du dernier acte, et surtout… on se demande comment tout ça va finir !

Dès les premières pages, un sentiment de grande tristesse et de mélancolie nous envahit. On ressent très fortement et avec les personnages que leur quête est sur le point de s’achever, que le prix à payer rique d’être élevé et que l’épilogue aura très certainement un goût amer.

Le dernier tome de cette incroyable saga offre des surprises et des rebondissements et peu de temps morts. Dans cet ultime volume de la saga, Stephen King pousse la logique de ses mondes parallèles –desquels la Tour Sombre est le pivot-, jusqu’à s’introduire lui-même dans le récit, tissant ainsi des liens autobiographiques (son accident de 1999, essentiellement) qui enrichissent encore le récit d’un très fort “effet de réel”. Le livre n’en bascule pas pour autant dans une autofiction nombriliste, bien au contraire. De nombreuses références aux personnages des précédents tomes sont présentes. L’auteur insère aussi sous forme de clins d’oeil des allusions à ses autres romans et personnages.

La fin en déstabilisera plus d’un, c’est sûr, mais, comme le dit Sai King, elle est juste. Elle peut paraître frustrante mais elle est à mon sens merveilleuse de simplicité. Je la trouve parfaitement adaptée et dans l’esprit et la logique de l’univers de la Tour sombre. Elle couronne ce récit exceptionnel, mené de main de maître et donne tout son sens à cette oeuvre unique et captivante (qui s’étale sur plus de 4000 pages).

Ce tome se révèle le meilleur de la série et offre un final époustouflant qui tient toutes ses promesses. Une fin en apothéose !

   5/5

Mercredi 13 juin 2007
Sixième volume du cycle de “La tour sombre”. Stephen King entama l’écriture de cette saga-fleuve monumentale alors qu’il était encore étudiant. “La Tour Sombre est la Jupiter du système solaire de mon imaginaire.” Stephen King

Le chant de SusannahRésumé : La vallée de La Calla désormais apaisée, Roland et ses amis doivent reprendre leur quête. Susannah manquant à l’appel, c’est tout le ka-tet qui est en danger, suspendu entre fiction et réalité. Accompagnés du Père Callahan, les pistoleros n’ont d’autre choix que de franchir à nouveau la porte de la Grotte des Voix. Leur but ? Arracher la rose aux mains des suppôts du Roi Cramoisi… et sauver leur soeur d’armes, possédée par la démoniaque Mia et enceinte d’une créature redoutable qui pourrait bien changer la face de l’univers. Mais sur la route de l’énigmatique Tour Sombre, dont dépend le salut de tous les mondes, se trouve un bien étrange écrivain démiurge… (Source : J’ai Lu)


Ce livre ne se lit pas, il se dévore. Parfaitement inscrit dans la continuité des loups de la Calla, il plante tous les éléments du décor pour amener le tome 7 et le chemin vers la tour sombre…

Comme dans les ouvrages précédents, Stephen King multiplie les références croisées aux différents récits du cycle et à d’autres ouvrages de sa bibliographie. Mais cette fois, il va encore plus loin en introduisant au cœur de son œuvre un personnage très particulier, celui de l’écrivain lui-même, Stephen King en personne.

Ce récit contient aussi des révélations sur les multiples personnages et les différents mondes orbitant autour de la Tour Sombre. Le style comme toujours vivant comme une scène au cinéma. Le découpage rapide ne laisse pas de répit.

Véritable exercice de style jubilatoire et dynamique, ce sixième est un bon opus de la saga et raconte avec humour trois histoires passionnantes, pleines de rebondissement.

Mais à la lecture de ce sixième et avant-dernier volume de la saga, on sent bien que la conclusion approche à grands pas. Le chant de Susannah semble n’être qu’un récit de transition, une sorte de prologue à l’épilogue qui se profile. On n’attend qu’avec impatience ce dénouement pour combler personnages et lecteurs.

Vivement le septième et dernier tome de cette incroyable saga…

Note : 4/5

Samedi 9 décembre 2006
Cinquième volume du cycle de "La tour sombre". Stephen King entama l'écriture de cette saga-fleuve monumentale alors qu'il était encore étudiant. "La Tour Sombre est la Jupiter du système solaire de mon imaginaire." Stephen King

Les loups de la CallaRésumé : Roland et ses amis pistoleros, désormais indéfectiblement liés, continuent de cheminer le long du Sentier du Rayon. C'est là que des émissaires de la vallée de La Calla – un prêtre défroqué au passé mouvementé, trois fermiers et un robot géant – viennent les trouver et leur demandent assistance : les Loups de Tonne-foudre, des créatures monstrueuses qui arrachent les enfants à leurs familles pour les renvoyer décérébrés, déciment la communauté. Les pistoleros sauront-ils voir que, s'ils épousent la cause de La Calla, ils pourraient bien se rapprocher plus qu'ils ne le croient de leur but ultime, la Tour Sombre et ses mystères ?


L'histoire s'éloigne un peu de la quête principale. Mais ce tome reste très prenant où tous se regroupent, s'emboîtent et où toujours les questions nombreuses demeurent ! Cette série de "La Tour Sombre" ne se limite vraiment pas à un genre particulier, c'est foisonnant d'idée, d'invention, de reprise, de fantastique, de fantasy, de suspense, d'horreur, de science-fiction, de romance, de western et autres, ce qui arrive à nous cueillir au fil des pages, et à nous tenir en haleine, encore et encore. Avec une incroyable imagination, Stephen King reprend (par mégalomie ?) tous ses romans en un maëlstrom qui a du sens dans cette palpitante épopée. Vite la suite…