Lundi 2 mars 2009

Điện Biên PhủRésumé : Dans un Vietnam ravagé par la guerre et son lot d’atrocités, Hikaru Minami, jeune et timide engagé dans l’armée US et faisant ses classes comme photographe de guerre, va faire une étrange rencontre : celle d’une jeune fille vietnamienne qui s’avère être une redoutable combattante, experte dans le maniement du sabre. Cette mystérieuse guerrière décime les troupes de soldats américains qu’elle rencontre mais épargne étrangement la vie de Hikaru. Fasciné, il n’aura de cesse de la capturer en photo.

L’auteur de ce manga, Daisuke Nishijima, s’est approprié la pensée de Tim O’Brien, développée dans son livre “À propos de courage”, à savoir, de bien faire la part des choses dans les récits de guerre entre le vrai et le faux mais de façon originale : ce qui paraît inconcevable doit être considéré comme vrai et ce qui paraît crédible devient suspect. Daisuke Nishijima transpose graphiquement cet étrange décalage puisque le dessin au lieu d’être réaliste, accentue le côté irréel du propos par un trait qui paraît léger, enfantin, amusant. Il n’y a donc pas de héros dans cette tranche de vie de la guerre du Vietnam, pas de gagnant, pas de perdant, simplement des êtres humains des deux camps plongés en enfer. (Source : Kana)


« Dans de nombreux cas, il ne faut pas croire aux ‘vraies histoires’ de guerre. Si vous y croyez, soyez sceptique. C’est une question de crédibilité. Souvent, les trucs insensés sont vrais et pas les trucs normaux, parce que les trucs normaux sont nécessaires pour pouvoir se représenter la folie vraiment inconcevable ».
Ces mots tirés du roman The things they carried (A propos de courage) de Tim O’Brien, vétéran de la guerre du Vietnam, ouvrent Diên Biên Phu, le surprenant manga de Daisuke Nishijima. Et c’est dans cet esprit que l’auteur développe une histoire en apparence irréelle mais qui frappe par la crudité du propos.

En effet, le ton décalé, les situations absurdes ou surréalistes tranchent terriblement avec le sérieux du sujet, tout en faisant plonger directement dans l’abomination cauchemardesque du conflit vietnamien. Si le héros paraît anesthésié en déambulant sous les bombes et les tirs, dans des mares de sang où s’amoncellent les cadavres puants, le lecteur, lui, ne manque pas d’être remué par ces scènes propres à soulever le cœur des plus aguerris. Par ailleurs, de nombreux aspects sont mis en avant par l’auteur de façon presque ordinaire. A commencer par le rôle de la presse qui, comme le découvre Minami, est complètement chapeautée par une direction militaire qui ne lui laisse prendre qu’un certain type de clichés. De même, chacune des rencontres du jeune photographe à l’apparence innocente est l’occasion de montrer et de dénoncer le sadisme des troupes américaines, les viols, les tortures et autres exactions. Le mangaka le fait sans fioriture et chaque fois la mort frappe sans crier gare, nous laissant déstabilisé et pantelant.

Le décalage inhérent à l’histoire se retrouve dans le graphisme de Nishijima. Son trait rond, simple et enfantin déroute de prime abord et heurte tant il paraît éloigné du sérieux du sujet. Cette impression d’être à la limite de l’absurde et de l’incroyable est particulièrement visible dans certaines scènes de combat. Les têtes volent arrachées d’un coup de sabre à leurs troncs ; les figures acrobatiques façon ninja se multiplient et peuvent avoir quelque chose de comique en plus d’être inattendues. Cependant, loin de nuire à la crédibilité du contenu, ce choix graphique et cet aspect irréalistes ne font que renforcer l’authenticité de l’horreur, de la cruauté et de la folie de l’enfer qui nous est décrit. On se sent pris à la gorge par ce traitement si cru dissimulé sous une fausse naïveté.

Avec Diên Biên Phu, Daisuke Nishijima trace avec talent une page d’histoire en choisissant un angle novateur où l’absurde dévoile sans fioritures la crudité de l’abomination d’une guerre, véritable personnage principal d’un album déstabilisant. A lire absolument.

La Fête de la mi-automne (ou Festival de la mi-automne) (chinois traditionnel : 中秋節 ; chinois simplifié : 中秋节 ; pinyin : Zhōngqīujíe ; au Vietnam : Tết Trung Thu ; au Japon : Tsukimi), est célébrée le soir du 15e jour du huitième mois lunaire, qui est toujours une nuit de pleine lune, Ce jour-là, la pleine lune est la plus ronde et la plus lumineuse de l'année, ce qui symbolise l'unité de la famille et le rassemblement. On s'accorde en général pour y voir la synthèse d'un ancien culte lunaire et d'une fête agricole, célébration des récoltes de l'année accompagnée d'un festin. C'est l'anniversaire du Dieu du Sol, le « fonctionnaire divin » local, et les paysans en profitent pour solliciter sa bienveillance pour l'année à venir

Le Têt Trung thu – La fête des enfants vietnamiens
Le 25 sept 2007

A l'origine, la mi-automne ou Trung thu, en vietnamien, était une fête agricole et astrologique. Elle est célébrée depuis longtemps, dans plusieurs pays rizicoles d'Asie comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et le Vietnam.

Selon les Vietnamiens anciens, l'automne est la saison où prédomine le principe femelle de la lune, par opposition au printemps où c'est le soleil, principe mâle, qui domine. Pendant cette saison, le ciel est clair et l'air est pur. Les paysans, conformément à leurs croyances, examinent alors la lune pour savoir si la moisson sera bonne ou non :

  • une lune brillante indique une bonne récolte.
  • Si son éclat est jaune, les vers donneront beaucoup de soie ; la paix et le bonheur profiteront à tous.
  • Si l'éclat de la lune est vert, c'est alors un signe de famine.
  • Mais si des trainées noires dissimulent en partie la lune, alors c'est une annonce de guerre.

De nos jours, la Fête de la mi-automne est devenue essentiellement la fête des enfants, mais les adultes participent aussi aux festivités. A l'approche de la fête, toute la famille prépare des gateaux et des jouets. Les femmes montrent leur savoir-faire en préparant des Banh deo (pain de riz gluant farcis en forme de disque lunaire)

 

et des Banh nuong (gâteaux cuits au four diversement farcis).

Les filles sculptent des animaux à partir de fruits comme les caramboles, les pamplemousses, les kakis, les bananes… Les hommes fabriquent des jouets ingénieux comme des Den keo quan (lanterne aux ombres chinois), des Den ong sao (lanterne en forme d'étoile), et des masques en formes d'animaux.

Le 15e soir du huitième mois lunaire (soit, pour cette année, le 11 septembre 2003), les enfants masqués portant des lanternes et des jouets font le tour du Mam co trung thu (table des victuailles), placé au milieu de la cours de la maison. Ils chantent et font une parade de lanternes et participent aux danses à la licorne aux sons des tambourins. Les adultes, eux, mangent des gâteaux Banh trung thu en buvant du thé.


Dans les grandes villes du Vietnam, le Trung thu est l'occasion pour organiser des foires de jouets, des spectacles artistiques pour les enfants et des activités de charité en faveur des enfants des familles en difficulté.

Et moi, j'ai aussi un bouquin et les "banh tro" ((gâteau de cendre). C'est un gâteau préparé avec du riz gluant, trempé dans l'eau de cendre. Il a une belle couleur jaune ambré, mais il a la fadeur de la chaux. ) comme cadeaux pour cette fête. Miam Miam en lisant, c'est chouette!!!
   

 

Et cadeau pour la vraie petite Camille est le parc zoologique de Vincennes. Super motivée, Camille, en voyant les animaux sous la pluie 😉

Trop grand le girafe!

Et oui, aurevoir le girafe

                                                                                             Grande sourire

Une petite blague vietnamienne qui pourrait vous décourager d’apprendre cette langue.

Một chàng rể ngưởi nước ngoài lần đầu tiên đến thăm gia đìng của vợ, anh ta chào bố vợ :
Un gendre étranger visite pour la première fois la famille de sa femme, il se présente à son beau-père :

“Chào Cu ! Tôi là con dê cu. Cu đã ăn con buồi tôi chưa ?”
“Bonsoir pénis ! Je suis un être lubrique. Pénis a-t’il déja sucé mon sexe ?”

Thay vì nói :
Au lieu de :

“Chào Cụ ! Tôi là con rể cụ. Cụ đã ăn cơm buổi tối chưa ?
“Bonsoir vénérable monsieur ! Je suis votre gendre. Avez-vous déja diné ?”

Conclusion : faites très attention à la prononciation et aux accents vietnamiens !

Le gâteau de riz gluant (ou Bánh chung en vietnamien) est un mets traditionnel vietnamien typique des célébrations du Têt, la fête du nouvel an lunaire. Toutes les familles en préparent un plat qu’elles déposent sur l’autel des ancêtres.

Banh chungCe gâteau est composé de riz gluant, de viande de porc et de fèves vertes. Il est enveloppé dans une feuille de phrynium qui lui donne sa couleur verte.

Ingrédients : (4 à 6 portions)
– 1 kg. de riz gluant
– extrait de feuilles de Dua (peut être remplacé par un extrait d’épinards)
– 500 g d’haricots mung (soja vert)
– 1 oignon émincé
– 200 g. de poitrine de porc, en tranches
– sel, poivre noir
– un cadre en bois, mesurant 40 cm x 30 cm
– feuilles de bananier (peuvent être remplacées par du papier d’aluminium)

Banh chung

Préparation :

  1. Laver et rincer le riz gluant et bien égoutter. Ajouter une demi-cuillère à soupe de sel, puis faire tremper dans de l’extrait de Dua ou d’épinards pendant 20 minutes.
  2. Faire tremper les haricots mung (soja vert) pendant 2 heures dans de l’eau chaude, égoutter et décortiquer le soja vert. Faire cuire les haricots mung de la même manière que vous le feriez pour du riz usiné, puis broyez-les ou faites-en une purée. Mélanger cette purée à l’oignon et aux tranches de poitrine de porc. Ajouter du sel et du poivre noir.
  3. Créer un treillis de ficelle dans le cadre en bois puis ajouter 3 couches de feuilles de bananier. Verser une moitié du riz gluant égoutté et étendre la pâte ainsi obtenue de manière égale. Etendre en une couche égale la purée d’haricots mung préparée au centre de la couche de riz gluant. Verser la moitié restante du riz gluant. Plier avec soin les feuilles de bananier et nouer la ficelle de manière solide. Enfin, retirer le paquet du cadre en bois et faites-le cuire dans de l’eau bouillante pendant au moins 5 heures.

Bon appétit et bonne année.
Chúc Mừng Năm Mới.

Mardi 16 janvier 2007
Cet album, destiné aux enfants, nous fait découvrir six contes vietnamiens adaptés de la tradition orale. En Asie, les contes servent à initier les enfants à la sagesse de ce continent et à leur apprendre des valeurs essentielles comme l'amitié ou la générosité.

Contes et Récits VietnamiensRésumé : À travers six contes judicieusement choisis, l'enfant est porté par la poésie des mots et se sensibilise aux coutumes, pratiques et croyances du Vietnam. Chaque conte est porteur d'une douce morale et délivre des messages universels : garder son âme d'enfant, croire en ses rêves, respecter l'autre, être fidèle en amitié, etc. (Source : DELCOURT)



La qualité de ces différents récits se révèle inégale. Certains laissent un sentiment de "trop peu". Ils sont trop courts et finissent brutalement, ne nous permettant pas de les savourer autant que cela doit l'être à l'écoute. L'ensemble reste très plaisant, avec une démarcation de quelques contes, notamment ceux qui portent sur l'amitié et les douze signes du zodiaque dit "chinois".

A noter que la police de caractères utilisée pour la narration nuit considérablement à la lecture. Elle est certes jolie, mais les "O" et les "D" sont trop ressemblants ce qui fait que l'on doit s'y reprendre à plusieurs fois, cassant ainsi le rythme.

Le dessin quant à lui est agréable, les décors en couleurs directes sont particulièrement jolis. Le style graphique de Minh Than fait tout de suite penser à la culture asiatique et convient donc parfaitement pour la mise en image de ces contes. Les couleurs employées par Siel sont pastel et très poétiques.

Un album destiné à la jeunesse mais qui peut être lu par tous.

Le 15ème jour du huitième mois lunaire nous amène à la fête du Trung Thu (la mi-Automne) au moment où la lune verse à flots sa clarté bénéfique sur la Terre. Les lettrés et les poètes cisèlent leurs vers pour sa glorification.

La jeunesse veille jusqu’à l’aube, échangeant des chansons d’amour pleines d’esprit pour attirer l’attention du Vieillard (Nguyêt Lao) et de la Dame de la Lune (Bà Nguyêt) qui passent leur temps à nouer les fils de soie rouge de l’hyménée.
Quant à ceux qui sont déjà mariés, ils boivent du thé et mangent des gâteaux en forme de pleine lune, en contemplant l’image de Thang Cuôi, le gardien de buffles au pied du banian millénaire, encadré dans le disque brillant de “l’astre du soir”.

Car tous espèrent pouvoir un jour s’élever vers ce territoire céleste, ou fut bâti le Palais de la Grande Froideur (Cung Quang-Hàn) réservé à la Princesse Hang-Nga, beauté immortalisée grâce à la Déesse Tây-Vuong-Mâu.
Ce palais fut visité jadis par l’Empereur Duong-Minh-Hoàng qui s’y rendit sur un pont luminieux jeté à son intention par un prêtre taoïste du nom de La-Công-Viên.
L’Empereur fut accueilli sur la Lune par des fées d’une beauté incomparable, qui dansèrent au son d’une musique voluptueuse, dans un décor enchanteur. Pour perpétuer le souvenir, à chaque mi-Automme ont lieu des processions de lanternes et de flambeaux, ainsi que des danses de licorne qui font la joie des enfants.

A l’origine, c’était une fête agricole et astrologique célébrée dans l’espoir d’une bonne récolte de riz. Elle existe depuis longtemps, dans plusieurs pays rizicoles d’Asie comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et le Viêt Nam.

Selon les Vietnamiens, l’automne est la saison où prédomine le principe femelle de la lune, par opposition au printemps où c’est le soleil, principe mâle, qui domine. Pendant cette saison, le ciel est clair et l’air est pur. Les paysans, conformément à leurs croyances, examinent alors la lune pour savoir si la moisson sera bonne ou non :
– une lune brillante indique une bonne récolte.
– si son éclat est jaune, les vers donneront beaucoup de soie ; la paix et le bonheur profiteront à tous.
– si l’éclat de la lune est vert, c’est alors un signe de famine.
– mais si des trainées noires dissimulent en partie la lune, alors c’est une annonce de guerre.

De nos jours, la fête de la mi-automne est devenue essentiellement la fête des enfants.

Gâteau de la lune

Le gâteau de riz gluant (ou Bánh chung en vietnamien) est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.

Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand-mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand-mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.

Un jour, convoqués par le roi, ils devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne depuis 50 ans, le roi voulut céder le trône à celui qui pût préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands, confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône à leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.

Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le coeur. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en argile cuite.

Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier ne trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification. (Il fallait gouverner le pays avec sagesse.) Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Pour sa générosité, Van n'hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.

La Fête Thât-Tich (Sept Obscur) ou du Double Sept (7e jour du 7e mois), commémore le souvenir des amours malheureux du Bouvier et de la Filandière (Nguu-Lang Chuc-Nu). Lui était gardien de buffles, mais plein de prétention, puisqu'il osait aimer la propre fille de l'Empereur de Jade. Informé de cet amour, l'Empereur permit cependant l'union des jeunes gens et leur accorda généreusement sa bénédiction. Mais les deux amoureux se donnèrent entièrement à leur passion, délaissant ainsi l'un, son travail de bouvier et l'autre, son occupation de fileuse de soie. Cette conduite leur valut le grand courroux céleste et l'Empereur sépara les deux amants en traçant entre eux l'immense Voie Lactée. Mais tous les ans, au 7e jour du 7e mois, il leur accorda la permission d'une brève rencontre sur le pont O Thuoc jeté par-dessus la Rivière Argentée (Ngân-Hà) par la grâce des Corbeaux, Aussi, à cette époque de l'année, la tête des Corbeaux se dégarnit-elle de plumes à force de porter les cailloux destinés à la construction du Pont de la Brève Rencontre. Et tous les ans, aux jours qui précèdent la Fête, la filandière, tout heureuse du bonheur en perspective, travaille avec une célérité telle qu'elle inonde le ciel de flocons de soie blanche et veloutée, appelés « fils de la Vierge ». Le soir de la rencontre, elle pleure son éphémère bonheur, et ses larmes perlées tombent sur la terre sous la forme d'une pluie fine et bien faisante, appelée « Mua Ngâu », ou Pluie du Bouvier.

Trên bầu trời ban đêm về cuối mùa hè người ta nhìn thấy các ngôi sao Ngưu Lang (Altair) và Chức Nữ (Vega) rất cao trên bầu trời đêm và người Trung Quốc đã sáng tạo ra câu chuyện tình yêu có nhiều dị bản như sau:

Chàng chăn bò trẻ tuổi có tên gọi Ngưu Lang (牛郎 – tức sao Altair hay chàng chăn bò, là sao Ngưu Lang) nhìn thấy bảy cô tiên xinh đẹp đang tắm trong hồ và đang đùa giỡn vui vẻ với nhau. Được cổ vũ bởi người bạn đồng hành tinh quái là một con bò đực, chàng đã lấy trộm váy áo của họ và chờ đợi xem điều gì sẽ xảy ra. Các nàng tiên đã cử cô em út và xinh đẹp nhất có tên gọi là Chức Nữ (織女 – tức sao Vega hay nàng tiên dệt vải) ra để lấy lại váy áo. Nàng đành phải làm theo, nhưng do Ngưu Lang đã nhìn thấy thân thể trần tục của Chức Nữ nên nàng đành chấp thuận lời cầu hôn của chàng (đúng như câu "Nam nữ thụ thụ bất thân" của lễ giáo phong kiến). Nàng đã chứng tỏ mình là một người vợ tuyệt vời, còn Ngưu Lang là một người chồng tốt và họ đã sống bên nhau hạnh phúc. Nhưng Thiên Hậu (trong một số dị bản là mẹ Chức Nữ) nhận ra rằng một kẻ tầm thường (tức Ngưu Lang) lại dám cưới một nàng tiên đẹp và bà đã điên tiết (trong các dị bản khác, Thiên Hậu bắt Chức Nữ quay lại làm công việc dệt các đám mây ngũ sắc trên bầu trời vì nàng đã không làm công việc đó kể từ khi lấy chồng). Rút cái kẹp tóc của nàng ra, Thiên Hậu đã vạch ra một con sông rộng trên bầu trời để chia cắt đôi tình lang mãi mãi (vì thế tạo ra sông Ngân và trên thực tế người ta nhìn thấy các sao Ngưu Lang và Chức Nữ nằm ở hai bên của dải Ngân Hà).

Chức Nữ phải vĩnh viễn ngồi trên một bờ sông, buồn bã dệt vải, còn Ngưu Lang chỉ nhìn thấy vợ mình từ xa và phải chịu trách nhiệm nuôi hai con (tức hai ngôi sao bên cạnh nó là Aquila -β và -γ).

Nhưng có một ngày, tất cả các con quạ cảm thấy thương hại họ và chúng bay lên trời để làm cầu (鵲橋, "Ô kiều") phía trên sao Deneb trong chòm sao Cygnus để đôi vợ chồng có thể gặp nhau trong một đêm, là đêm thứ bảy của tháng Bảy âm lịch.

Trên bầu trời ban đêm về cuối mùa hè người ta nhìn thấy các ngôi sao Ngưu Lang (Altair) và Chức Nữ (Vega) rất cao trên bầu trời đêm và người Trung Quốc đã sáng tạo ra câu chuyện tình yêu có nhiều dị bản như sau:

Chàng chăn bò trẻ tuổi có tên gọi Ngưu Lang (牛郎 – tức sao Altair hay chàng chăn bò, là sao Ngưu Lang) nhìn thấy bảy cô tiên xinh đẹp đang tắm trong hồ và đang đùa giỡn vui vẻ với nhau. Được cổ vũ bởi người bạn đồng hành tinh quái là một con bò đực, chàng đã lấy trộm váy áo của họ và chờ đợi xem điều gì sẽ xảy ra. Các nàng tiên đã cử cô em út và xinh đẹp nhất có tên gọi là Chức Nữ (織女 – tức sao Vega hay nàng tiên dệt vải) ra để lấy lại váy áo. Nàng đành phải làm theo, nhưng do Ngưu Lang đã nhìn thấy thân thể trần tục của Chức Nữ nên nàng đành chấp thuận lời cầu hôn của chàng (đúng như câu "Nam nữ thụ thụ bất thân" của lễ giáo phong kiến). Nàng đã chứng tỏ mình là một người vợ tuyệt vời, còn Ngưu Lang là một người chồng tốt và họ đã sống bên nhau hạnh phúc. Nhưng Thiên Hậu (trong một số dị bản là mẹ Chức Nữ) nhận ra rằng một kẻ tầm thường (tức Ngưu Lang) lại dám cưới một nàng tiên đẹp và bà đã điên tiết (trong các dị bản khác, Thiên Hậu bắt Chức Nữ quay lại làm công việc dệt các đám mây ngũ sắc trên bầu trời vì nàng đã không làm công việc đó kể từ khi lấy chồng). Rút cái kẹp tóc của nàng ra, Thiên Hậu đã vạch ra một con sông rộng trên bầu trời để chia cắt đôi tình lang mãi mãi (vì thế tạo ra sông Ngân và trên thực tế người ta nhìn thấy các sao Ngưu Lang và Chức Nữ nằm ở hai bên của dải Ngân Hà).

Chức Nữ phải vĩnh viễn ngồi trên một bờ sông, buồn bã dệt vải, còn Ngưu Lang chỉ nhìn thấy vợ mình từ xa và phải chịu trách nhiệm nuôi hai con (tức hai ngôi sao bên cạnh nó là Aquila -β và -γ).

Nhưng có một ngày, tất cả các con quạ cảm thấy thương hại họ và chúng bay lên trời để làm cầu (鵲橋, "Ô kiều") phía trên sao Deneb trong chòm sao Cygnus để đôi vợ chồng có thể gặp nhau trong một đêm, là đêm thứ bảy của tháng Bảy âm lịch.

Theo truyền thuyết, hàng năm cứ đến ngày 7/7, Ngưu lang và Chức nữ lại bước qua cầu Ô Thước, bắc qua sông Ngân để gặp nhau. Không rõ họ đi kiểu gì, chứ thực tế, với khoảng cách 16,4 năm ánh sáng, dù Ngưu có phóng Spacy đời mới (100 km/h) cũng phải mất 43 tỷ năm mới gặp vợ!

Vào sẩm tối mùa hè, ta nhìn thấy một sao rất sáng trên bầu trời, đó chính là sao Chức nữ. Bên cạnh có bốn sao nhỏ, nhìn giống bốn chiếc thoi dệt vải. Còn bên kia sông Ngân (dải ngân hà), về phía đông nam có ngôi sao khác hướng về phía Chức nữ – đó là Ngưu lang. Bên cạnh còn có hai sao nhỏ.

Khoảng cách giữa Ngưu lang và Chức nữ đến trái đất cũng rất xa. Sao Ngưu lang cách trái đất 16 năm ánh sáng. Chức nữ còn xa xôi hơn nữa: 23 năm ánh sáng. Vì ở xa như vậy, nên chúng ta chỉ thấy hai thiên thể này như hai chấm sáng nhỏ trên bầu trời.

Thực tế, Ngưu lang và Chức nữ là hai tinh cầu lớn hơn cả mặt trời. Thể tích của Ngưu lang lớn gấp đôi và của Chức nữ gấp… 21 lần mặt trời! Bề mặt Ngưu lang nóng tới 9.000 độ C (mặt trời: 7.000 độ C) và cường độ ánh sáng mạnh gấp 10 lần của mặt trời. Chức nữ còn dữ dội hơn nữa, với nhiệt độ bề mặt cao hơn Ngưu Lang tới 1.000 độ, ta thấy ánh sáng phát ra có màu sáng xanh

Ngẫm hay muôn sự tại trời
Trời kia đã bắt làm người có thân
Bắt phong trần, phải  phong trần
Cho thanh cao mới được phần thanh cao
Có đâu thiên vị ngưòi nào,

Chữ tài chữ mệnh dồi dào cả hai
Có tài mà cậy chi tài
Chữ tài liền với chữ tai một vần
Đã mang lấy nghiệp vào thân
Cũng đừng trách lẫn trời gần trời xa
Thiện căn ở tại lòng ta,
Chữ tâm kia mới bằng ba chữ tài.

A bien réfléchir, tout dépend de la volonté du Ciel
A chaque créature humaine, il assigne sa condition
Nous voue-til à rouler dans le vent et la poussière
Notre existence traînera dans la poussière et le vent
Nous accorde-t-il d’être noble et pur
Nous aurons en partage noblesse et pureté
De faveur, il n’en réserve à personne
Privilégiant à la fois talent et destinée
De son talent, que nul n’en tire orgueil
Le malheur suit le talent comme son ombre
Chacun traîne avec lui son karma
N’accusons pas le Ciel de ses caprices
La racine du Bien réside en notre coeur
Ce coeur qui vaut bien plus que le Talent

Samedi 8 avril 2006 – Cirque d’Hiver
Les marionnettes sur eau du Viêtnam, découvertes en France en 1984, sont de retour à Paris dans le cadre du Festival de l’imaginaire, organisé par la Maison des cultures du monde.

Ce spectacle utilise des marionnettes en bois peintes, manipulées sous l’eau à l’aide de longues perches. Ceux qui les font fonctionner sont cachés derrière un écran.

Le spectacle utilise la pyrotechnie et est accompagné par un orchestre d’instruments traditionnels vietnamiens. Il présente, sous forme de saynètes pleines de poésie, de couleurs et de gaieté, des épisodes de l’histoire du Vietnam, comme la légende de l’Epée restituée du Petit Lac de Hanoi. Il fait référence à la vie quotidienne : scènes de pêche en rivière, de travail dans les rizières, jeux d’enfants, chasse aux papillons… Il montre aussi un magnifique ballet des fées ou une reconstitution de bataille héroïque.

En faisant venir pour la première fois ce spectacle en France il y a 22 ans, la Maison des cultures du monde, a contribué à le sauver au Viêtnam même. Des troupes se sont reconstituées, et l’une d’elles donne même désormais un spectacle permanent dans un théâtre situé au bord du lac de l’Epée reconstituée de Hanoi. Un spectacle assidûment fréquenté… par les touristes de passage.

Les marionnettes sur l’eau ont fait leur apparation au Vietnam il y a plusieurs siècles.
Les paysans vietnamiens s’adonnant à l’agriculture sont intimement attachés à l’eau. ce sont eux qui ont créé ce genre de théatre dont les spectacles sont donnés à l’occasion des moissons récoltées et des fêtes villageoises.

L’eau joue un rôle actif dans ce genre de théatre. c’est l’eau qui nous cache les instruments de manipulation des acteurs.

L’eau joue avec les marionnettes, les animaux et les rendent plus vives.

Ce spectacle traditionnel est né au nord du vietnam, dans les contrées humides et chaudes irriguées par le Fleuve Rouge. Joué à l’origine dans les campagnes marécageuses de cette région et destiné à un public rural, il reproduit avec finesse et sensibilité la vie quotidienne des cultivateurs de riz et des pêcheurs.


Múa rối nước được xác định ra đời khoảng thế kỷ X, XI ở đồng bằng Bắc Bộ gắn với mặt nước hồ ao đồng ruộng. Các trò diễn của rối nước khá phong phú, nhân vật chú Tểu rất quen thuộc với người xem. Tuồng sớm đi vào cuộc sống cung đình và chuyên nghiệp hóa, thế kỷ XIX là thời hoàng kim của nghệ thuật tuồng. Chèo phát sinh và phát triển ở đồng bằng Bắc Bộ, là hình thức sân khấu dân gian truyền thống phát triển cao, giàu tính dân tộc hơn cả.