Quand la ville dort (William Riley BURNETT)

Jeudi 29 mars 2007
Quand la ville dort est un classique du polar noir. Il a été adapté au cinéma par John Huston en 1950.

Quand la ville dortRésumé : Dans la ville secrète et nocturne de la grande ville, s'agitent de drôles de corps. Gus le petit bossu, moitié criminel, moitié héros. Dix, le tueur solitaire, qui, à ses heures, fait du sentiment. Doll, l'entraîneuse vieillissante et qu'attend le ruisseau. Et puis Riemenschneider, l'infatigable, le patron, silencieux et courtois, qui ne quitte une prison que pour entrer dans une autre.

William Riley Burnett est né en 1899 à Springfield, aux Etats-Unis. Ses rapports avec le monde de la politique à Chicago lui inspirent en 1929 Le petit César, qui sera porté à l'écran. Il écrit un certain nombre de scénarios, dont celui de Scarface, et de romans traduits en français dont Rien dans les manches, Donnant, donnant, Tête de lard et Good-bye Chicago. Il est mort en 1982. (Source : Folio)



Dans ce classique du roman noir plusieurs fois porté à l'écran, Burnett dépeint magistralement le milieu des gangsters et l'opacité de la ville de nuit qui semble s'abattre sur eux comme une chape de plomb pour les entraîner vers une chute inexorable. Mais ce qui frappe reste la psychologie des personnages qui, au-delà de leur aspect pittoresque, montre la subtilité du romancier. Avec une incroyable économie de mots, l'auteur décrit parfaitement l'ambiance.

L'intrigue est assez classique. Burnett fait la revue des troupes avant le déclenchement de l'opération : le petit truand, le patron de bar bossu et loyal, le célèbre avocat, le tueur solitaire mal dans sa peau, la fille paumée… La mécanique se met en marche, chacun y voit son dernier coup. On attend la fortune et on craint le pire. Le lecteur, quant à lui, est emporté avec délectation dans les péripéties de la troupe.

Au final, ce polar noir est vraiment bon et, malgré les années, n'a pas pris une ride.

Note : 5/5