Nedjma (Yacine KATEB)

Samedi 15 décembre 2007
Dès sa publication, en 1956, en pleine guerre d'Algérie, Nedjma s'est imposé comme le roman fondateur de la littérature algérienne moderne en langue française. Écrit pour l'essentiel avant le 1er novembre 1954, date du déclenchement de l'insurrection, il a été lu comme une somme sur l'Algérie colonisée annonçant sa nécessaire libération.

NedjmaRésumé : Nedjma, c'est un amour d'enfance, c'est la femme éternelle, c'est l'Algérie. Nedjma, c'est l'obsession du passé, la quête de l'inaccessible, la résurrection d'un peuple. Nedjma, c'est la femme-patrie.

Publié en pleine guerre d'Algérie, Nedjma échappe cependant, comme toutes les oeuvres majeures, aux circonstances de sa naissance et s'impose, quarante ans après, comme l'un des romans contemporains les plus forts. (Source : Seuil)



Ce texte permet de découvrir l'Algérie au moment où celle-ci rêvait de prendre son indépendance. Publiée en 1956, alors que l'Algérie est encore française, cette histoire est le cri de tout un peuple. Comme dans beaucoup de romans issus de la colonisation, le problème de l'identité est une constante de ce roman : l'identité des personnages eux-mêmes, mais aussi celle d'une nation.

Nedjma, qui signifie étoile en arabe, incarne tout à la fois l'être désiré et l'Algérie. L'histoire de cette jeune femme et de ses soupirant est comparable à celle de l'Algérie et des hommes qui se sont battus pour la conquérir. Les allusions à la condition des colons et des arabes sont introduites discrètement au cours de la narration. Le roman de Kateb Yacine pose la question fondamentale de la construction de la nation – son histoire, son identité, sa culture.

Ce roman ressemble à un long poème. La structure du roman reprend la tradition des récits en ellipses. Mais, l'auteur use (et abuse ?) de comparaisons et de métaphores. Certaines phrases tiennent sur deux pages. L'écriture est échevelée. Au final, la lecture de ce roman est très difficile.

Note : 3/5